Le conflit au Moyen-Orient continue de peser lourd sur les économies locales et globales. Un rapport récent de la firme norvégienne Rystad Energy, spécialisée dans l'analyse des enjeux énergétiques, indique que les dommages subis par les infrastructures pourraient atteindre un montant alarmant de 58 milliards de dollars. Parmi ceux-ci, environ 50 milliards de dollars seraient directement liés aux installations pétrolières et gazières, un chiffre considérablement accru par rapport à l’évaluation de seulement 25 milliards il y a trois semaines.
L’analyste senior Karan Satwani souligne que "les travaux de réparation ne créent pas de nouvelles capacités. Ils redistribuent les capacités existantes, ce qui entraîna des retards dans divers projets et une inflation qui pourrait transcender les frontières du Moyen-Orient". Selon lui, ces retombées pourraient être tout aussi notables que le coût global des dommages.
L’Iran : foyer des principaux dommages
Le rapport révèle que l'Iran est le pays le plus durement touché, avec une facture de réparation potentielle s'élevant à 19 milliards de dollars, impactant directement les infrastructures de traitement, de raffinage et d'exportation du gaz. Les actifs de raffinage et de pétrochimie, en particulièrement affectés, représentent une part substantielle des coûts, qu'on estime en moyenne à environ 46 milliards de dollars. D'autres infrastructures comme celles liées aux industries électriques et au dessalement pourraient également aggraver la situation, ajoutant entre 3 et 8 milliards de dollars à ces coûts.
Du côté du Qatar, les dommages sont moins étendus mais présentent une complexité technique, surtout dans la zone industrielle de Ras Laffan, où des réparations risquent de coïncider avec les projets d'expansion du gaz naturel liquéfié (GNL). Cette superposition de travaux pourrait aggraver les retards sur des projets cruciaux pour l'avenir énergétique du pays.







