Un cessez-le-feu a été annoncé par le président russe, Vladimir Poutine, pour coïncider avec la Pâque orthodoxe, samedi et dimanche prochains. C'est une rare occasion d'apaisement dans le conflit, acceptée par Kiev.
Le Kremlin a précisé que cette trêve, proclamée par le commandant suprême, prendra effet à partir de 16h00 (heure locale) le 11 avril jusqu'à la fin du 12 avril 2026. L'état-major général a reçu pour ordre de suspendre toutes les opérations de combat durant cette période, tout en maintenant une vigilance face à d'éventuelles provocations venant de l'ennemi.
Une trêve qui n'est pas liée aux négociations pour mettre fin au conflit
Selon le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, cité par l'agence Tass, cette trêve n'a pas été discutée au préalable avec Kiev ou Washington et ne doit pas être considérée comme le prélude à des négociations de paix. "Nous pensons que l'Ukraine suivra notre exemple", a-t-il ajouté, marquant une position résolue du Kremlin.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a vite affirmé que son pays était prêt à respecter cette trêve que l'Ukraine avait déjà suggérée. "Nous avons fait savoir que nous étions prêts à prendre des mesures réciproques pour un cessez-le-feu pendant la Pâque", a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux.
Cette annonce est survenue alors que les discussions entre les États-Unis et les parties concernées autour d'un accord de paix étaient déjà en perte de vitesse, exacerbées par les tensions croissantes au Moyen-Orient.
Les précédentes trêves, bien qu'éphémères, s'étaient souvent soldées par des accusations mutuelles de violations des accords. Avec plusieurs millions de personnes déplacées et des pertes humaines considérables, ce conflit est devenu le plus meurtrier d'Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.
Moscou contrôle près de 20 % de l'Ukraine
Aujourd'hui, Moscou occupe environ 19 % du territoir ukrainien, zone principalement conquise durant les premières phases de la guerre. Malgré les pertes, des avancées russes ont été notées au cours de mars dans des régions stratégiques comme Donetsk.
En parallèle, l’Ukraine a intensifié ses attaques sur les infrastructures pétrolières russes, tentant de réduire la capacité de Moscou à financer son offensif. Ce décalage dans les opérations militaires est également attribué à une interdiction de l'utilisation de certaines technologies de communication par l'armée russe, selon l’Institut pour l'étude de la guerre (ISW).
Le monde observe ce fragile cessez-le-feu avec une attention accrue, espérant qu'il pourrait mener à une détente plus durable dans un conflit qui continue de déchirer la région.







