Une vive polémique émerge à l'Assemblée nationale suite au rejet d'un texte controversé autorisant le travail pour certains salariés le 1er-Mai. Cette décision, qualifiée par la CGT de "coup de poignard", résulte d'un vote marqué par un passage en force des députés macronistes.
La motion de rejet, déposée par le groupe de Gabriel Attal (Ensemble pour la République), a été adoptée par 120 voix contre 105, créer une fracture dans l'hémicycle. Les quatre groupes de gauche et le MoDem se sont opposés à cette manœuvre, dénonçant le non-respect du débat démocratique.
Nicole Dubré-Chirat, députée Renaissance, a argumenté que certains groupes politique optaient pour l'obstruction parlementaire. Face à cette réformette législative, les députés ont abandonné près de 140 amendements prévus au préalable avant la clôture des débats à 17H30.
Avec cette décision, le texte est immédiatement renvoyé devant une commission mixte députés-sénateurs, et devrait, selon des sources du gouvernement, passer rapidement pour être appliqué dès le 1er mai 2026.
Face à la situation, les groupes de gauche ont tenté de freiner le vote, provoquant des interruptions de séance et entonnant La Marseillaise et l'Internationale. Mathilde Panot, cheffe des députés LFI, a dénoncé un "49.3 parlementaire" pour un texte qui pourrait contraindre 1,5 million de travailleurs à travailler un jour férié.
Sophie Binet, Secrétaire Générale de la CGT, a critiqué cette décision lors d'un rassemblement près de l'Assemblée, la qualifiant de "coup de poignard dans le dos" des travailleurs. À l'opposé, Laurent Wauquiez, chef du groupe Les Républicains, a salué cette décision comme une victoire.
Les Insoumis, Socialistes et Écologistes envisagent de saisir le Conseil constitutionnel contre ce texte, en soulignant que ce type de motions de rejet devient une habitude dans la législature actuelle.
Le monde syndical est en émoi, avec de nombreuses manifestations s'élevant contre ce projet de loi, qui vise à permettre aux salariés de certains commerces de travailler le 1er-Mai. Un événement qui, selon Marylise Léon de la CFDT, n'est pas un jour férié "comme les autres" mais un hommage aux travailleurs.
Cette proposition de loi, déjà adoptée au Sénat, vise à clarifier les règles régissant le travail ce jour-là. Alors que le code du travail stipule que le 1er-Mai est un jour chômé, il y a des exceptions pour certains travailleurs, notamment dans le secteur de l'alimentaire, à condition que le travail soit effectué par des "volontaires".
Cependant, des voix comme celles de Natalie Huyghe, employée en jardinerie et syndiquée CGT, mettent en question la notion de volontariat, craignant une extension de ce travail obligé à d'autres secteurs. Cette fête des travailleurs a une riche histoire, remontant à l'appel des syndicats américains en 1886 pour une journée de 8 heures, où de tragiques événements ont coûté des vies.







