Essentiel : Pour hâter les recherches de leur véhicule dérobé, deux femmes ont simulé l’enlèvement d’une enfant, provoquant une intervention policière massive. Maintenant, elles font face à des poursuites pour 'fausse déclaration'.
Ce fait divers a rapidement fait le tour des États-Unis. Dans le Missouri, à Affton, deux femmes ont prétendu qu'une fillette de 5 ans avait été enlevée dans leur voiture volée, selon ABC News. Elles espéraient ainsi accélérer le processus de recherche de leur véhicule.
Les événements se sont produits le 30 mars dernier. Après avoir signalé le vol de leur auto, elles ont affirmé qu'une petite fille se trouvait à l’intérieur au moment du vol. En conséquence, les autorités ont déclenché une "alerte enlèvement", déployant un vaste dispositif de recherche pour retrouver le véhicule et l'éventuelle passagère.
Une supercherie démasquée
Moins de deux heures après le début des opérations, la voiture a été retrouvée, mais aucune trace de l'enfant n'a émergé. Les forces de l'ordre ont alors commencé à avoir des doutes sur la véracité des déclarations des femmes. Lors des interrogatoires, l'une d'elles a affirmé que la fillette était sa nièce, dont la mère serait décédée. Cependant, elles n'ont pu fournir aucune preuve, ni photo, ni vêtements de l'enfant supposément disparue.
Le colonel Jerry Lohr a exprimé l'indignation des autorités, signalant que les femmes avaient vraisemblablement conçu ce mensonge pour obtenir une aide rapide dans la récupération de leur bien. En réponse à cette manipulation, le département de police de Saint-Louis a annoncé son intention de poursuivre les femmes pour "fausse déclaration". Si reconnues coupables, elles pourraient faire face à une peine de six mois de prison et une amende pouvant atteindre 1 000 dollars, comme l’a rapporté Franceinfo.
Cet incident soulève des interrogations sur l'utilisation des alertes enlèvement et le besoin de réglementations plus strictes pour éviter de telles dérives. Les experts en sécurité soulignent l'importance de préserver la crédibilité de ces alertes pour protéger les véritables victimes d'enlèvements.







