Dans la nuit du 28 février au 1er mars 2026, à Dollon, petit village de la Sarthe, un couple fait face à une découverte qui les hantera : leur chat, Yoko, âgé de dix mois et disparu quelques heures plus tôt, est retrouvé enterré vivant dans le jardin de leur voisin. Les propriétaires, alertés par des miaulements venant de la propriété adjacente, sont parvenus à localiser leur animal grâce aux cris désespérés qu'ils entendaient sous leurs pieds.
« En m'approchant du cabanon, j'ai distinctement entendu le miaou de Yoko », raconte Simon, l'un des propriétaires, à la Fondation 30 Millions d'Amis. Après avoir creusé sous des débris, il découvre une cage de trappage enfouie. « En continuant à creuser, j'ai vu une patte et un petit bout de museau. »
Les gendarmes interviennent rapidement et libèrent Yoko, qui est ensuite conduit d'urgence chez un vétérinaire. Malheureusement, l'examen révèle de graves blessures : des plaies au niveau de la tête, des griffes arrachées, ainsi qu'un peu de terre dans ses oreilles et ses yeux. « Il ne l’a pas seulement enterré vivant, il l’a aussi brutalisé », accuse son propriétaire.
Des disparitions inquiétantes de félins
Ce sinistre incident met en lumière un phénomène bien plus vaste : plusieurs animaux ont disparu ces derniers mois dans ce village de moins de 1 500 habitants. Selon des témoignages recueillis, de nombreux chats ont été retrouvés morts, parfois recouverts de terre. Le couple évoque également la triste histoire de leur précédent chat, Marley, qui avait été retrouvé dans un état similaire avant de disparaître définitivement.
Face à cette série d'événements tragiques, une plainte a été déposée. Le voisin, pour l’instant présumé innocent, doit se présenter devant le tribunal correctionnel du Mans le 7 février 2027 pour des accusations de « sévices graves ou actes de cruauté envers un animal ». Des organisations comme la Fondation 30 Millions d’Amis et la Fondation Brigitte Bardot ont décidé de se constituer parties civiles dans cette affaire.
Depuis la révélation de ces atrocités, la famille vit dans l'angoisse. « Nous sommes sous le choc », confie le couple à France 3, exprimant leur peur, leur colère et leur tristesse. Pour sensibiliser l’opinion publique et demander justice, une pétition a été lancée afin que « plus jamais un autre animal ne subisse un tel sort ».







