Amélie D. et sa mère, Carole D., sont jugées pour avoir tenté à maintes reprises d'empoisonner le compagnon d'Amélie, Enrique B. Ce récit tragique évoque aussi bien une relation marquée par la toxicité que des actes d'une extrême gravité. Les deux accusées risquent la réclusion à perpétuité pour ces crimes révoltants.
Les faits remontent à 2021, lorsque la jeune femme a reconnu avoir dilué 30 comprimés d'alprazolam dans le café de son partenaire. Desenquêteurs, Carole D. a admis avoir broyé les pilules, un geste qui a eu des conséquences graves, laissant Enrique B. sans souvenirs des événements.
Par la suite, la situation s'aggrave lorsque de l’aconit, une plante hautement toxique, est ajoutée à un plat de chili con carne. L'accusé se remémore des sensations étranges avec des fourmis dans la bouche et des frissons insupportables, si bien qu'il a craint pour sa vie. Un troisième poison, le ricin, a également été dissimulé dans du tabac, bien qu'il ne l’ait finalement pas consommé.
« Je reconnais les faits », a blâmé Amélie D. à l’ouverture du procès. Malgré une admission, elle a nié avoir eu l'intention de tuer. Les séries télévisées telles que « You » et « Breaking Bad » auraient inspiré ses méthodes, comme l'a confié Amélie aux enquêteurs.
En plus de ces accusations, la jeune femme se trouve également face à des charges pour tentative de meurtre après avoir été soupçonnée d'avoir saboté les freins de la voiture d'Enrique B.
Violences conjugales et connexion toxique
Ce calamiteux scénario commence à se dévoiler lorsque, en septembre 2023, Enrique B. présente aux gendarmes des enregistrements où Amélie avoue ses actes. Le couple, qui se rencontrait en ligne cinq ans auparavant, avait fait l'expérience d'une relation passionnelle qui s'est transformée en un cercle vicieux de violence psychologique et de jalousie.
Alors qu'Amélie travaille en intérim dans un domaine principalement masculin, les tensions n'ont fait que croître. « C’était une période contradictoire, je l’aimais tout en me sentant emprisonnée », confie-t-elle lors du procès. En désespoir de cause, elle a fini par appeler la police en juillet 2022, craignant pour sa sécurité face aux abus émotionnels d'Enrique.
Ambitions familiales et manipulations
Amélie D. et sa mère ont avoué avoir perpétré plusieurs tentatives d’empoisonnement. Des idées alarmantes telles que l'utilisation d'antigel, inspirée de faits divers américains, ont été évoquées, avant que l’idée ne soit abandonnée. Selon Enrique, l'idée de récupérer leur maison avait même traversé l'esprit d'Amélie.
Face à la cour, Carole D. a également avoué ses actes, exprimant son désir d’aider sa fille à retrouver la paix. Cependant, elle se sent maintenant tiraillée sur son rôle dans ces événements tragiques, remettant en question les choix qu'elle a faits.
Les deux femmes, face à des charges potentiellement dévastatrices, pourraient voir leurs vies changer à jamais, avec un verdict attendu vendredi. L'atmosphère au tribunal est chargée d'émotion alors que des révélations intrigantes et terrifiantes continuent de susciter l'intérêt du public.







