Le verdict, rendu par la cour d'assises de Tulle (Corrèze), a révélé la gravité des faits. Malgré les dénégations de l'accusé, qui soutenait avoir tué Justine de manière accidentelle, le jury a opté pour une sanction sévère : 30 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté de 20 ans.
Lucas Larivée, un agriculteur de 24 ans au visage juvénile, a maintenu tout au long de son procès qu'il n'avait ni violé ni tué volontairement la jeune femme de 20 ans, après une nuit festive à Brive-la-Gaillarde. Cependant, ses affirmations ont été contredites par des éléments de preuve scientifiques qui incriminent fortement l'accusé.
Réquisitions du parquet : la perpétuité envisagée
Le parquet général avait requis une peine de réclusion criminelle à perpétuité, mettant en avant des preuves accablantes. Selon l'avocate générale, les nombreuses expertises réalisées ont sérieusement questionné le récit de l'accusé, qui prétendait qu'une relation sexuelle consensuelle avait mal tourné.
Les experts ont souligné que le type de blessures infligées à Justine nécessitait plus qu'un simple coup. Des projections de sang dans la chambre de Larivée et des indices de strangulation ont été déterminants dans l'énoncé des faits. Emilie Abrantes, procureure générale, a insisté :
"Vous avez Lucas Larivée, et quatre scientifiques. Ces experts se trompent et Lucas Larivée détient la vérité? Cela ne fait pas sens".
Un délinquant aux tendances inquiétantes
Lors de ses réquisitions, la magistrate a également souligné le caractère dangereux de l'accusé, qui a montré peu de remords après les faits. Il a ainsi adressé des messages à des amis de Justine pour se laver de tout soupçon, un comportement qualifié de "cynique" et reflétant une potentielle psychopathie, selon les avis d'experts psychiatriques cités durant le procès.
"Lucas ne pourra pas changer. Ce n'est pas possible. (...) Il est éminemment dangereux alors qu'il n'a que 24 ans".
La défense : l'acquittement demandé
Pour sa part, l'avocat de la défense, Me Michel Labrousse, a plaidé pour des faits moins graves que ceux présentés par l'accusation. Contestant les accusations de meurtre et de viol, il a mis en avant un portrait favorable de son client, le décrivant comme "travailleur et sociable".
"Si vous voulez croire l'expert psychiatre, faites-le! Vous aurez sur la conscience une décision où il y a du doute, doute qui doit lui profiter!"
Lucar Larivée dispose maintenant de dix jours pour envisager un appel de cette décision. Cette affaire a suscité une onde de choc au sein de la société française, ravivant le débat sur la violence à l'égard des femmes et le respect du consentement.







