Les échos du passé résonnent encore à Rennes. Le jeudi 19 mars, un chantier situé rue Albert-de-Mun a révélé la présence d'une bombe de 250 kg, vestige de la Seconde Guerre mondiale. En raison de la proximité avec une école, les enfants ont été rapidement mis en sécurité. Ce vendredi, les autorités ont décidé de mettre en place un périmètre de sécurité pour procéder à la neutralisation de l’engin explosif.
La préfecture a fixé des mesures strictes, interdisant toute circulation dans le quartier sud gare de 8 heures à 14 heures. Plusieurs habitants vivant aux alentours de la clinique Saint-Yves ont été contraints de quitter leurs logements, tandis que les cours à l'établissement Albert-de-Mun ont été suspendus. Le préfet a prévu d'être présent sur place afin de superviser l'opération des démineurs.
Des experts soulignent l'importance de telles interventions. Stéphane Legendre, un spécialiste en sécurité publique, affirme : "La prise de précautions est essentielle pour garantir la sécurité des habitants. La météo favorable et le calme de la circulation doivent aider les équipes de déminage à travailler efficacement." Les autorités rappellent qu’il ne s'agit pas d'un cas isolé ; de nombreux obus de cette époque sont encore découverts en France, notamment dans des zones urbaines.
Le sérieux de la situation est accentué par le témoignage de résidents, qui expriment leur inquiétude face à une problématique souvent sous-estimée. Pour eux, ces découvertes soulèvent des souvenirs de guerre, mais renforcent également la nécessité d'une vigilance constante. "C'est un rappel brutal de notre histoire," explique Marie, une habitante du quartier. "Chaque jour, nous marchons sur un passé que nous ne pouvons pas ignorer."







