Jugée pour le meurtre de ses deux nourrissons, une femme de 44 ans refuse de reconnaître les faits qui lui sont reprochés. Elle fait face à une condamnation potentielle à perpétuité. À ce jour, elle ne fournit pas d'explications convaincantes sur ses actions. Lors du procès qui s'est tenu devant la cour d'assises du Vaucluse, elle a affirmé que l'un des bébés avait perdu la vie à la suite d'une chute dans un escalier, une version qui a été mise en doute par les enquêteurs ainsi que par l'une de ses filles. Elle soutient également que le second nourrisson est mort par asphyxie après un accouchement imprévisible sur son canapé.
L'accusée a partagé avec les enquêteurs son désir de donner une « sépulture » à ses enfants, qu'elle nommait affectueusement « les poupées ». Elle a déclaré : « Je n’allais pas les donner aux cochons du Mont Ventoux ». Cette phrase a suscité l'étonnement et l'inquiétude de l'assistance.
Des corps conservés plusieurs années
Les corps des deux bébés ont été retrouvés dans un congélateur où ils étaient conservés depuis près de quatre ans, le tout ayant été révélé grâce à un signalement. La mère n’a pas su expliquer pourquoi elle n’avait pas prévenu les autorités de leur décès. Son avocate insiste sur le fait qu'« elle réfute toute intention d'homicide ». Lors des audiences, les trois filles de l’accusée, âgées de 13 à 21 ans, ainsi que les pères des enfants, étaient présents, manifestant une grande émotion face à ce drame familial. Selon le site France 3 Régions, les témoignages et les preuves recueillies pourraient jouer un rôle clé dans cette affaire des plus troublantes.







