L'ex-sénateur Joël Guerriau se retrouve devant le tribunal correctionnel de Paris ce lundi et mardi, accusé de crimes graves par la députée Sandrine Josso. À l'approche de ce procès tant attendu, elle n'a pas caché son inquiétude, déclarant sur RTL : « J'ai toujours peur de lui, je vais devoir me replonger dans cette soirée de cauchemar. »
Le 14 novembre 2023, Sandrine Josso a été invitée à célébrer la réélection de Guerriau dans son appartement parisien, où une amitié de dix ans avait tissé des liens. Toutefois, au fil de la soirée, des comportements étranges du sénateur l'ont incitée à s'interroger. « Il avait une attitude décontractée, jouant sans arrêt avec le variateur de lumière, et insistait pour que je boive plus », raconte-t-elle.
Au moment où elle a suivi JOël Guerriau à la cuisine, elle se souvient d'avoir trouvé un petit sachet près de son verre de champagne, alors qu'elle commençait déjà à ressentir des palpitations et des nausées. L'angoisse a pris le dessus et elle a quitté les lieux précipitamment. Après ces événements, le sénateur a été interpellé mais a nié avoir voulu lui faire du mal, qualifiant ses actes d'« acte d'inadvertance ».
Pour Sandrine Josso, cette situation n'est pas simplement personnelle, mais elle met en lumière un problème sociétal majeur : la soumission chimique. Après avoir vécu ces événements traumatisants, elle s'est engagée dans la lutte contre ce fléau. Elle a proposé un amendement pour permettre un accès aux analyses en cas de suspicion de soumission chimique, même sans plainte officielle. « C'est devenu mon combat pour toutes les victimes », affirme-t-elle, déterminée à éveiller les consciences.
Toujours sous l'influence du stress post-traumatique, la députée compare sa situation actuelle à un combat quotidien : « Mon meilleur ami, c'est mon psy, et je dois gérer des douleurs physiques résultant de cette peur constante. » Malgré cela, Sandrine Josso se rend au procès avec une certaine confiance envers la justice. Ses avocats de Joël Guerriau, Mes Maria Roumiantseva et Henri Carpentier, ont assuré que leur client s'exprimera uniquement devant le tribunal.
Alors que le procès commence, cette affaire soulève des questions cruciales sur la lutte contre les abus et la nécessité de protéger les victimes. La société doit-elle se réveiller face à ces réalités troublantes ? La réponse est entre les mains de la justice et dans la voix de celles et ceux qui osent témoigner.







