Le 17 janvier 2026, à Caussols, dans les Alpes-Maritimes, un spectacle de Dieudonné, notoirement controversé, a généré un tollé après sa représentation malgré l'interdiction préfectorale. Environ 200 personnes se sont rassemblées pour assister à l'événement, provoquant une intervention rapide des gendarmes, qui ont dû procéder à l'évacuation de la foule. Selon des sources, la décision d'interrompre le spectacle a été motivée par la volonté de maintenir l'ordre public.
Le préfet des Alpes-Maritimes, Laurent Hottiaux, avait pris un arrêté le 16 janvier, interdisant la représentation de l'humoriste, qui a déjà affronté des condamnations liées à des propos considérés comme antisémites et incitant à la haine raciale. Dans son communiqué sur Twitter, le préfet a souligné le rôle des forces de l'ordre : "Tout événement interdit sera rapidement suivi par des actions déterminées des autorités pour assurer sécurité et respect de la loi".
Cette affaire rejoint une série d'interdictions similaires, comme celle récemment décrétée en Haute-Savoie. Certains défenseurs de la liberté d'expression critiquent ces mesures, arguant qu'elles pourraient renforcer la notoriété de l'artiste controversé. Jean-Claude Cortinovis, sociologue et spécialiste de la culture française, a déclaré à France Info : "L'interdiction n'élimine pas le problème, au contraire, elle le rend encore plus visible".
Alors que le débat sur la liberté d'expression continue, cet incident souligne les défis auxquels font face les autorités françaises dans la gestion de spectacles provoquant des tensions, entre la protection de l'ordre public et les droits individuels. La situation à Caussols illustre parfaitement cette dichotomie et soulève des questions sur l'avenir de la culture et de l'humour en France.







