La police de Bordeaux a ouvert une enquête après la découverte d'une croix gammée sur la plaque d'entrée du Centre d'accueil et d'écoute Gisèle-Halimi, un établissement dédié aux femmes en difficulté, géré par l'Association pour l'accueil des femmes en difficulté (Apafed). La vandalisation s'est produite à peine six mois après un premier incident similaire, suscitant l'indignation de l'association.
« La police est intervenue le mardi 6 janvier 2026 pour constater les faits, avec le soutien de la police scientifique qui a réalisé des prélèvements », a indiqué l'Apafed sur son compte Facebook. Les autorités judiciaires ont qualifié cette attaque d'« acte de dégradation ou détérioration du bien d’autrui commise en raison de la race, l’ethnie, la nation ou la religion ». L'enquête a été confiée à la Direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) de la Gironde.
Une réaction indignée du milieu associatif
La dégradation de la plaque est qualifiée de « totalement inacceptable » par l'Apafed, qui a exprimé sa colère face à la répétition de tels actes. Dans son communiqué, l'association a précisé : « Ces actes à caractère antisémite et raciste sont graves, haineux et totalement inacceptables. Ils visent à intimider un lieu de protection, d'écoute et de soutien dédié aux femmes et aux enfants victimes de violences. »
L'Apafed a également réaffirmé son engagement à poursuivre sa mission malgré le choc que représente ce nouvel affront. « Notre détermination reste intacte. Nous ne nous laisserons pas intimider », a déclaré un représentant de l'association.
Ce type de dégradation n'est pas isolé dans la région. Selon un rapport du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), les actes antisémites ont augmenté ces dernières années, ce qui inquiète les autorités et les citoyens. Des personnalités publiques, comme la maire de Bordeaux, ont également condamné ces actes et souligné l'importance de la solidarité face à la haine.
Il est crucial que les acteurs de la société civile unissent leurs forces afin de combattre la montée de l'antisémitisme et soutenir les espaces sécurisés pour les femmes. Comme l'indique le sociologue de la violence urbaine Jean-Pierre Sorel, « chaque acte de vandalisme antisémite est un affront non seulement à la communauté juive, mais à toute notre société. »







