Alors que l'incendie des Pyrénées-Orientales continue de faire rage, 900 pompiers et des renforts provenant de 29 départements sont engagés pour maîtriser les flammes. Près de 4 900 hectares ont déjà été ravagés par le feu, forçant plus de 10 000 habitants à évacuer leur domicile. Ce mardi soir, la plupart des résidents n'avaient pas encore pu regagner leur foyer. À cela s'ajoute une nouvelle menace : le renforcement de la tramontane prévue pour ce mercredi, susceptible d'attiser les flammes.
Les pompiers, soutenus par des équipes internationales, poursuivent leur combat contre un incendie qui a débuté à Trévillach samedi soir. "Au plus fort de l'incendie, le feu avançait à 2 km/h", a indiqué la préfecture. Grâce à des contrefeux, la progression des flammes a pu être stoppée durant la nuit, mais la vigilance demeure de mise.
46 bâtiments impactés
Le colonel Eric Belgioino, en charge des opérations de secours, rapporte que 46 infrastructures ont été touchées, principalement des cabanons. Selon des experts cités par le quotidien l’Indépendant, "des milliers d'habitations ont été sauvées". Fort heureusement, il n'y a pas eu de pertes humaines ni de blessés graves jusqu'à présent.
En Hérault et en Lozère, les feux persistent
Un autre incendie, celui de Carlencas, sur la commune de Bédarieux, a redémarré après avoir été contenu depuis lundi. S'épanouissant rapidement sur trois hectares, il a nécessité l'intervention de moyens considérables, notamment quatre Canadair. En Lozère, un incendie sur la commune de Saint-Bonnet-Laval a consumé environ 150 hectares avant d'être maîtrisé.
La lutte contre les incendies s'intensifie. "La mobilisation des moyens aériens a été essentielle, avec l'engagement de sept Canadair et de plusieurs hélicoptères", ont rapporté les autorités. Bien que le vent se soit calmé par moments, le retour de la tramontane crée des incertitudes et des craintes de nouvelles avancées du feu. La préfecture a mis en garde : "Le massif des Aspres est toujours sous haute surveillance".
Malgré la réouverture partielle de certaines routes pour relancer les activités, de nombreux sinistrés, comme ceux de Taulis et Taillet, restent à l'écart de chez eux. Des patrouilles de gendarmerie veillent au grain pour prévenir tout pillage
"Certains arrivent en pleurs, c'est très difficile"
Au centre d'accueil du Soler, ouvert depuis dimanche soir, Véronique Olier, adjointe au maire, s'occupe des réfugiés. Elle rapporte que près de quatre-vingts personnes sont hébergées au centre, certaines "arrivant presque en pleurs" après avoir perdu leur maison. Grégory, un sinistré, témoigne que malgré les épreuves, l'accueil est bien géré. "On est bien pris en charge", raconte-t-il, tout en gardant un œil sur les quelques affaires qu’il a pu sauver.
Les coupures de courant persistent dans certaines zones et bien que la situation semble s'améliorer, le chemin vers la normalité est encore semé d'embûches. Les prévisions météorologiques pour le mercredi posent encore des questions de sécurité pour les habitants.







