Chaque semaine, nous explorons les dessous de la vie politique française. Cette fois-ci, un point central se dessine : l’éventualité de modifier le règlement de l’Assemblée nationale, initiée par la députée Yaël Braun-Pivet, révèle des intentions inquiétantes.
Souriez, vous n’êtes plus filmés !
Avis aux fervents défenseurs de la transparence parlementaire. L’amendement proposé par Vincent Caure, député « Ensemble pour la République », vise à modifier l’article 46 du règlement : les travaux des commissions seraient désormais accessibles uniquement par le biais de comptes rendus, reléguant les retransmissions audiovisuelles au passé. Cela signifierait la fin des directs vidéo, laissant place à des commissions à huis clos.
Cette initiative, que Valeurs actuelles a étudiée, justifie ce recul par l’« explosion des réseaux sociaux » et le phénomène de « l’école de la capsule », accusant ces outils modernes d’entraver le « compromis politique ». Un habitué de l’Hémicycle a ainsi réagi : « Le direct vidéo les empêche de dire et faire n’importe quoi. » En effet, il est crucial de se demander quel impact aurait eu cette modification sur les débats parlementaires, comme le cas du rapport de Charles Alloncle, qui a été rendu public grâce à la transparence actuelle.
Jeu des chaises musicales chez LR
Du côté des Républicains, des mouvements intrigants se font sentir. Fabrice Pannekoucke, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, envisagerait de briguer un siège au Sénat en 2026, laissant son poste libre. Laurent Wauquiez, ancien président, serait alors tenté de reprendre les rênes, tandis que Michel Barnier lorgne également sur ce rôle, souhaitant jouer un rôle clé dans le paysage politique.
Ce changement pourrait s’inscrire dans un contexte plus large, lié à la présidentielle de 2027. Un proche de Wauquiez s'inquiète ainsi : « Il s’est juré de nous nuire », tandis qu’un conseiller met en garde contre une culpabilité collective à ne pas censurer le budget socialiste. Le climat est tendu, et les jeux d’influence s'intensifient. L’avenir des Républicains semble plus que jamais incertain, avec la peur d'être « jetés » comme de simples accessoires dans un jeu politique complexe.







