« La situation a complètement dégénéré », a commenté un policier sous couvert d’anonymat à propos des violences survenues dans la prison de Negombo, sise en périphérie de Colombo. Au moins quatre gardiens ont perdu la vie, ainsi que 19 détenus, lors d’affrontements qui ont éclaté dimanche soir entre deux factions de détenus, principalement des trafiquants de drogue. La prison accueille près de 10 000 prisonniers, une surpopulation qui exacerbe les tensions, comme le souligne un rapport récent de France 24 sur la crise carcérale en Asie.
Des centaines de détenus ont été blessés dans ces violences, dont plusieurs ont nécessité une hospitalisation. Pushpa Gamlath, directrice de l'hôpital de Negombo, a précisé que certaines victimes présentaient des blessures par balle, témoignant de la gravité des émeutes.
Des détenus en péril sur les toits de la prison
Face à la montée de la violence, des détenues ont cherché refuge sur les toits de la prison, provoquant un effondrement partiel qui a blessé plusieurs d'entre elles. Les forces de police ont été mobilisées en renfort, mais n'ont pas réussi à intervenir dans l'enceinte, laissant les familles des détenus inquiets et rassemblés devant l'établissement, selon les informations diffusées par RFI.
Cette émeute tragique rappelle d'autres incidents survenus dans le passé, en particulier une mutinerie en décembre 2020 qui avait causé 11 morts et 117 blessés. À l’époque, la surpopulation carcérale avait conduit le gouvernement à libérer des centaines de détenus pour tenter d’apaiser les tensions. Les experts en droit pénal, interrogés par Le Monde, soulignent la nécessité de réformer le système pénitentiaire pour prévenir de tels drames à l'avenir.







