Dans une affaire qui met en lumière un phénomène croissant, trois jeunes Marseillais ont été arrêtés par la brigade anti-criminalité (BAC) suite à des livraisons par drone au centre pénitentiaire de Luynes, dans la nuit du 16 au 17 juin 2026. Déjà connus des services de justice, ces individus ont été condamnés à des peines allant de 9 à 12 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel d’Aix.
Depuis le début de ce mois de juin, le tribunal d’Aix-en-Provence a déjà traité les cas de 14 "dronistes" qui avaient tenté des livraisons similaires, rapportent nos confrères de La Provence. La brigade anti-drone aixoise intensifie sa surveillance autour de la maison d’arrêt, patrouillant quotidiennement pour contrer ces activités illicites.
Les événements de la nuit où les trois jeunes ont été interpellés se sont produits peu avant 1 heure du matin, à proximité de la résidence Saint-Hilaire, un lieu fréquemment associé à de précédentes tentatives de livraison par drone. Le procureur, à l'audience, a même commenté : "Un dossier de droniste sur deux se positionne là, c’est dire comme ils sont peu malins..." Cette situation souligne l’ingéniosité des systèmes de livraison aériens, mais également les failles dans la sécurité pénitentiaire.
Des experts en sécurité pénitentiaire s'accordent à dire que ces incidents posent des défis majeurs pour les autorités. Selon un rapport de Libération, la montée de l'utilisation des drones pour des activités criminelles nécessite une réponse adaptative et renforcée des autorités compétentes.







