Le tribunal correctionnel du Mans a décidé de reporter le procès pour escroquerie concernant le domaine viticole du château Belmar, initialement prévu pour le 30 avril, aux 22 et 23 juin prochains. Cette décision a été motivée par le nombre élevé de parties civiles à entendre, dépassant les 200, qui ont fait le déplacement depuis diverses régions de France.
La présidente, Céline Gendrot, a souligné que le temps imparti pour entendre toutes les victimes était insuffisant, compte tenu de la complexité de l'affaire. Les plaignants, souvent de petits investisseurs, se sont montrés déçus par ce report, certains affirmant avoir parcouru des centaines de kilomètres pour être entendus. Un plaignant du nom de Jéremy a déclaré : "Ils nous ont fait déplacer pour rien".
Cette affaire alambiquée tourne autour de l'investissement de petites économies, principalement par des retraités, dans des groupements fonciers gérés par Grégory Roussel et Sidonie Grasset, le couple ayant été poursuivi pour diverses infractions, dont l'escroquerie et le blanchiment d'argent. En tout, les pertes se chiffrent à environ 7,3 millions d'euros, un montant qui comprend aussi des infractions liées à la fraude fiscale, selon des sources telles que Le Monde.
Les avocats des parties civiles ont exprimé des sentiments partagés concernant cette décision de renvoi. Tandis que certains étaient impatients de commencer le procès, d'autres ont reconnu qu'une audience précipitée aurait pu nuire à la justice. "Nous ne voulons pas d'un procès au chausse-pied", a insisté un des avocats, ajoutant que le besoin d'une audience exhaustive était primordial pour traiter un dossier de cette envergure.
En attendant, les victimes espèrent être remboursées de leurs investissements grâce à la vente des biens saisis, notamment le château Belmar. Cela représente un préjudice significatif pour ces petits investisseurs, qui souhaitent ardemment que la justice prenne le temps nécessaire pour entendre chacun d'eux lors des prochaines audiences.







