Depuis septembre 2025, les usagers de la ligne SNCF Alençon - Le Mans font face à des retards presque quotidiens. SNCF Réseau attribue ces désagréments à des dysfonctionnements des passages à niveau et à des composants électroniques défaillants. La CGT Cheminots souligne la vétusté du réseau comme une cause majeure de ces incidents.
Les voyageurs de cette ligne doivent faire preuve de patience. Fabienne Labrette-Ménager, maire de Fresnay-sur-Sarthe, ne cache pas son agacement : "C'est quotidien. Matin et soir, on a minimum un train en retard de 30 minutes". Elle souligne la perte de confiance des habitants, notamment ceux qui empruntent le train pour leurs trajets professionnels. Après avoir investi 200 000 euros dans des rénovations à la gare de la Hutte-Coulombiers, elle se dit frustrée de constater la dégradation du service.
Une ligne trop vétuste et insuffisamment entretenue selon la CGT
Contacté par ICI Maine, SNCF Réseau indique que la ligne Alençon - Le Mans - Château du Loir est affectée par des problèmes techniques, avec 56 incidents signalés depuis le début de l'année 2026, ce qui se traduit par des perturbations fréquentes. Julien Palleja, secrétaire général de la CGT Cheminots de la Sarthe, interpelle : "Tout cela résulte d'un manque de moyens consacrés à l'entretien de la ligne". Les infrastructures, certaines datant de 1976, nécessiteraient un renouvellement total.
Des investissements programmés par SNCF Réseau
SNCF Réseau prévoit un plan d'investissement pour améliorer la situation, mentionnant des travaux de renouvellement des voies dans un avenir proche. Cependant, cette annonce ne rassure pas totalement Palleja : "Quid des usagers entre 2026 et 2031?" La maire de Fresnay-sur-Sarthe partage cette inquiétude, exprimant que la priorité semblera plutôt donnée aux projets de trains à grande vitesse. "Il est crucial de rendre le train plus attractif, surtout avec la hausse des prix des carburants". En 2020, un premier chantier de renouvellement avait été évoqué, mais la question persiste : les délais de réalisation seront-ils suffisants pour éviter une détérioration encore plus grande du service ?







