L’État va bientôt déployer un pélicandrome sur l’aérodrome de Niort. Aucun lien avec les volatiles au bec extensible, il s’agit plutôt d’une zone de ravitaillement pour les bombardiers d’eau.
Ne vous y trompez pas : le pélicandrome qui sera opérationnel d’ici l’été 2026 à l’aérodrome de Niort ne fait aucunement référence aux oiseaux pêcheurs. Il servira exclusivement aux avions de lutte contre les incendies de végétation.
Un pélicandrome est spécifiquement un site identifié par les autorités et les forces de sécurité citoyennes pour ravitailler les avions en eau et en produits retardants, comme l'indique un rapport du Ministère de l'Intérieur. À Niort, des infrastructures telles que des cuves et des points de collecte seront installées, et les sapeurs-pompiers seront formés pour assurer un ravitaillement rapide, permettant aux avions de réagir efficacement face aux feux de forêt.
Bien que ce pélicandrome ne signifie pas que des avions y seront toujours stationnés, cela renforcera la réactivité en période de risque accru. « Les avions bombardiers d’eau sont généralement basés à Nîmes, mais leur déploiement à Niort est envisageable en fonction du besoin », précise le colonel Damien Sallier, directeur par intérim du Service départemental d’incendie et de secours des Deux-Sèvres. Les pélicandromes les plus proches étaient précédemment situés à Bordeaux ou Angers. Toutefois, avec la montée des risques d’incendie liée au changement climatique, cette initiative vise à intensifier la sécurité dans des zones désormais jugées plus vulnérables.







