Un cachalot de 12 mètres qui s’était échoué sur la plage de Préfailles en Loire-Atlantique a succombé, selon un communiqué de l’observatoire Pelagis, qui assure la coordination du Réseau national échouages. Ses chances de survie étaient déjà considérées comme très limitées.
Le communiqué précise que pour un animal de cette taille, un échouage prolongé peut être fatal. « La durée maximale acceptable pour un cachalot est de six heures. Passé ce délai, son bien-être et ses chances de survie sont gravement affectés », indique l’observatoire. À son arrivée sur la plage, le cachalot avait été trouvé amaigri et avec des abrasions superficielles résultant de son contact avec le milieu.
Une nécropsie programmé
Selon Pelagis, le cachalot est mort naturellement dans l’après-midi. Une nécropsie est prévue pour la semaine prochaine afin de déterminer les raisons de cet échouage. Avant son décès, une opération de renflouage impliquant les sapeurs-pompiers et la SNSM avait été envisagée, mais s’était heurtée à des difficultés techniques.
Il a été décidé de laisser l’animal mourir naturellement, sans recours à l’euthanasie, par souci de sécurité des intervenants et pour respecter le bien-être animal. « Cette approche s’inscrit dans un cadre éthique où le respect du vivant prime », souligne Pelagis.
Parallèlement, l’association de protection de l’environnement Robin des Bois a exprimé son souhait de surveiller étroitement la carcasse du cachalot, rappelant un incident similaire en 2016 où des pillards avaient dérobé des dents d'ivoire d'un autre cachalot échoué.







