Bien que le gouvernement se réjouisse d'une dégradation moins sévère que prévu du déficit public, avec des chiffres s'établissant à 5,1% du PIB pour 2025, la route vers un objectif de stabilité sous la barre des 5% n'est pas exempte d'embûches. Ces améliorations nécessiteront des mesures d'économies stricte, notamment sur le niveau croissant de dépenses lié aux arrêts maladie.
"Nous sommes face à une dynamique budgétaire alarmante concernant les arrêts maladie. Si nous ne prenons pas des mesures rapides, les actions indispensables ne seront pas possibles dans l'année", a déclaré le Premier ministre.
Sébastien Lecornu, au cours d'une réunion sur les finances publiques, a clairement exprimé son inquiétude face à la montée des arrêts maladie et les impacts financiers qu'ils entraînent. Selon la Caisse nationale de l'Assurance maladie (Cnam), le montant des indemnités versées en 2024 atteint 10,9 milliards d'euros, ce qui représente une augmentation de 36% depuis la crise Covid-19.
Le Premier ministre a souligné l'importance de "maîtriser" cette tendance, indépendamment des situations. En parallèle, le déficit de la sécurité sociale a été évalué à 21,6 milliards d'euros pour 2025, dont 15,9 milliards spécifiquement pour le secteur de la santé.
Des contrôles renforcés pour limiter les abus
Les autorités envisagent d'augmenter les mesures visant à identifier d'éventuelles fraudes. L'inspection du travail a initié 230 000 contrôles sur le terrain pour un total de 9 millions d'arrêts maladie déclarés cette année, un chiffre bien en deçà des standards européens. En 2024, 42 millions d'euros en fraudes médicales ont été récupérés, portant à l'évidence la nécessité d'une vigilance accrue dans ce domaine. Toutefois, des tensions subsistent avec les médecins libéraux, des discussions âpres ayant eu lieu à Matignon suite aux propositions de sanctions pour prescriptions excessives.







