Après avoir promis une baisse "d'environ 30 centimes" par litre de carburant, Michel-Edouard Leclerc a reconnu jeudi 19 mars que cette promesse n’a pas été tenue. Face aux critiques, le président de l'enseigne E. Leclerc a expliqué : "Je plaide coupable d’avoir surestimé notre capacité à maintenir des prix plus bas." Se trouvant sous le feu des critiques, Leclerc a exprimé son regret pour ne pas avoir anticipé les fluctuations du marché pétrolier. Lors d'un entretien avec l'AFP, il a déclaré : "Je comprends l'attente que ma déclaration a pu susciter parmi les automobilistes. Je suis désolé de ne pas avoir prévu cette instabilité du marché."
Promesse de baisse aux oubliettes
Le 11 mars, Michel-Edouard Leclerc avait évoqué une baisse imminente des prix à la pompe, suite à une chute des cours du pétrole. Initialement, cette baisse devait se faire en deux étapes, mais une semaine plus tard, rien n’a changé, et le prix du diesel a même atteint 2,07 €/L, alors que l'essence frôle les 2 €/L. Bien qu'il ait insisté sur le fait de ne jamais avoir lancé de campagne formelle de prix, son annonce sur franceinfo avait attiré l'attention alors qu'une hausse générale s'opérait.
Appel à l'État pour une intervention
Dans certains magasins Leclerc, où les stocks de carburant étaient effectivement livrés à des prix plus bas, Leclerc a fait remarquer qu'une partie de ces carburants avait été vendue moins cher durant un bref moment. Cependant, dès l'après-midi du 11 mars, les prix avaient commencé à remonter en raison de tensions géopolitiques, notamment dans le détroit d'Ormuz, qui est crucial pour la production pétrolière mondiale. Leclerc a souligné que la distribution n'a pas d'influence sur ces marchés. Il a également mentionné que, si la crise perdure, l'État devra envisager de réduire ses marges pour soutenir les automobilistes.
Des défis persistants pour le consommateur
Récemment, Dominique Schelcher, PDG de Coopérative U, a aussi évoqué la nécessité d'une baisse des prix à la pompe. Malgré des diminutions temporaires dans certaines stations, la volatilité des coûts lourde de conséquences rend difficile toute prévision. Selon des données de l'AFP, le prix moyen du gazole en France est désormais de 2,084 euros par litre, reflet d’une hausse de 36 centimes depuis la fin février. Cette réalité souligne la pression continue sur les consommateurs, qui cherchent désespérément à faire face à l’augmentation des coûts de la vie.







