Au fil des années, les supermarchés ont cessé de rester éclairés la nuit. Ceux qui se lèvent tôt remarquent que l'éclairage est nettement réduit avant l'ouverture. Ces mesures ont permis une réduction de 15 % de la consommation d'énergie au niveau national, comme l'a souligné Perifem, l'organisation représentative des entreprises du secteur.
Ce chiffre illustre le succès du plan de "sobriété" lancé par Emmanuel Macron suite à la crise énergétique provoquée par le conflit en Ukraine. Cette baisse touche 53.000 commerces, équivalant à 5 % de la consommation énergétique nationale.
Perifem a exprimé sa satisfaction face à "l'ampleur des transformations entreprises" en réponse "à la crise énergétique et aux défis climatiques". Les suggestions de l'organisation, faites en 2022, ont été rapidement adoptées par des enseignes leaders comme Carrefour et Leclerc, incitant d'autres à les imiter. Dès 2023, la réduction était estimée à 10 %.
Une facture énergétique qui pèse lourd dans les comptes
Cette nouvelle réduction de 5 % prouve que le secteur "continue à redoubler d'efforts", ouvrant la voie à "d'autres économies d'énergie" dans les années à venir, selon Perifem. Ce sujet dépasse le seul cadre écologique, étant donné que la facture énergétique peut représenter jusqu'à 30 % du résultat net dans la distribution alimentaire.
Outre les mesures de 2022, le secteur a investi dans des équipements, comme l'amélioration des systèmes de réfrigération, permettant d'économiser "près de 25 % sur la facture énergétique". Cependant, le secteur critique certaines exigences imposées par l'État.
En mars dernier, 19 organisations commerciales, dont Perifem, ont annoncé un recours contentieux devant le Conseil d'État. Ce recours vise à contester un arrêté imposant aux propriétaires de surfaces commerciales de plus de 1.000 m² des objectifs de réduction de consommation énergétique jugés "impossibles" pour une grande partie des 35.000 points de vente concernés, engendrant un risque de non-conformité à partir de 2030.







