La promesse d'une baisse de 30 centimes sur les carburants : que s'est-il passé ?

Michel-Edouard Leclerc promet une baisse, mais la réalité est tout autre.
La promesse d'une baisse de 30 centimes sur les carburants : que s'est-il passé ?

Alors que le prix des carburants atteint des sommets, Michel-Édouard Leclerc avait promis le 11 mars une réduction "à peu près" de 30 centimes par litre "dans les deux jours". Pourtant, une semaine plus tard, aucune baisse n'est à signaler. Ce retard, selon le dirigeant du groupe, serait dû à la volatilité actuelle des marchés.

Lors de son annonce, Leclerc avait affirmé sur les ondes de Franceinfo avoir "mis la pression sur les raffineurs" pour faire cette réduction, alors même que les tensions géopolitiques, comme la guerre au Moyen-Orient, impactent sévèrement les prix des carburants, selon un article de MIDI Libre.

La réduction était censée s'appliquer aux stations E. Leclerc ainsi qu'à celles de "Système U" et, potentiellement, dans des enseignes comme Intermarché et Carrefour. Le gazole étant particulièrement visé, étant donné qu'il atteint des niveaux historiques dans les stations-service françaises.

Cependant, l'engagement de Michel-Edouard Leclerc semble avoir été prématuré. Depuis son annonce, le prix du diesel a grimpé à 2,07 €/l après avoir légèrement baissé à 2,04 € /l, tandis que l'essence frôle désormais les 2 € /l, exacerbant les inquiétudes des consommateurs.

Le carburant E.Leclerc reste moins cher que la moyenne

Contacté par Franceinfo, le président de l’enseigne a admis le 13 mars que l'opération de "baisse de 30 centimes" n'aurait finalement pas lieu. Il attribue cette situation à la volatilité des marchés, qui fluctuent rapidement et déterminent le coût à la pompe.

D'après Francis Pousse, président des stations-service de l'association professionnelle Mobilians, cité par Ouest-France, au niveau d'E. Leclerc, les baisses observées sont de seulement "6 à 7 centimes." Cela n'est pas attribué à un choix délibéré du distributeur, mais plutôt aux conditions économiques actuelles. Le prix du baril, qui avait grimpé à 116 dollars, s'est stabilisé autour de 89 dollars, selon les dernières analyses.

Il est à noter que, malgré la situation, les stations E.Leclerc continuent d'afficher des prix plus compétitifs que la moyenne nationale. Les données de Franceinfo montrent que l'écart est d'environ 6,5 centimes de moins sur le gazole, et de 7,1 centimes sur le SP95E10 et de 7,5 centimes sur le SP98, offrant ainsi une certaine forme de soulagement aux consommateurs.

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