Un navire amiral de nouvelle génération, intégrant des drones et équipé de trois catapultes, sera présenté par Emmanuel Macron ce mercredi à Indret, à proximité de Nantes. Cet événement coïncide avec le lancement de la construction du porte-avions, qui vise à succéder au Charles de Gaulle en 2038.
Le président de la République est attendu sur le site du constructeur Naval Group, où deux chaufferies nucléaires seront fabriquées pour ce bâtiment à la pointe de la technologie. Ce projet, qui a pris forme depuis 2018, a reçu le feu vert officiel en décembre dernier.
Les paris sont ouverts concernant le nom de ce futur navire, qui pourrait s’appeler "Richelieu", "François Mitterrand" ou même "Simone Veil", soulignant ainsi une possible première en offrant un nom féminin à un bâtiment militaire de cette envergure. Sur les réseaux sociaux, les spéculations vont bon train.
Avec un coût estimé à 10 milliards d'euros sur vingt ans, ce porte-avions se profile déjà comme le plus imposant construit en France, pesant 77.000 tonnes par rapport aux 42.000 du Charles de Gaulle, comme l'indique une source à l'Élysée.
Actuellement, seuls les États-Unis et la France possèdent des porte-avions nucléaires. La Chine et l'Inde utilisent des porte-avions à propulsion classique, tandis que d'autres nations disposent de porte-aéronefs à décollage vertical. Ce navire devient donc un symbole de la puissance militaire française, accentuée par les récents engagements d'Emmanuel Macron en matière de défense.
Ce futur bâtiment naval sera conçu pour catapulter et récupérer des avions simultanément, une avancée opérationnelle considérable, comme l'a souligné la présidence. Cela sera rendu possible grâce à trois rails de catapulte au lieu de deux, permettant de maximiser le déploiement des 40 aéronefs prévus à bord.
Cependant, un point d’inquiétude subsiste : la technologie des catapultes pourrait provenir de l’entreprise américaine General Atomics, soulevant des inquiétudes quant à la vulnérabilité dans un contexte géopolitique tendu. Un conseiller de l'Élysée a affirmé qu'un plan B était en place pour répondre à d'éventuelles contraintes.
Le nouveau porte-avions devra aussi s'adapter aux futurs défis militaires, notamment l’intégration de drones, une nécessité mise en lumière par les récents conflits en Ukraine et au Moyen-Orient. "Nous ne pouvons pas nous satisfaire d'un modèle conçu dans les années 1950", a noté le général Fabien Mandon, chef d'état-major des armées.
Les porte-avions, tout en étant des vecteurs de projection de force, représentent également un coût significatif dans un environnement budgétaire contraint. L'Élysée a mentionné qu'une attention particulière serait portée sur les dépenses à long terme. La question d’un deuxième porte-avions se pose néanmoins, car un seul navire ne peut être opérationnel que 65% du temps, mais pour l'instant, aucune décision n'a été prise







