Le 17 mars, Orange Business a dévoilé son nouveau système de lutte contre les drones en France, un contexte particulièrement délicat en raison de l'augmentation des survols de drones suspects près d'infrastructures critiques en France et en Europe. La société affirme que "le système permet de détecter, identifier et classer les drones qui évoluent à basse altitude à travers le pays, tout en offrant une possibilité d'expansion en Europe".
Ce dispositif, dédié à la défense des installations, utilise le réseau national de tours passives, appelées sites Totem, où des capteurs peuvent être installés. Ces capteurs carrés et blancs vont analyser les balises des drones, semblables à des plaques d'immatriculation, afin de déterminer leur identité, leur altitude et la localisation de leur télépilote.
Les informations recueillies sont traitées en direct par un centre de supervision situé à Rennes, qui avertit ensuite les clients. Selon les déclarations d'Orange Business, la portée de détection des capteurs se situe entre 6 et 20 km.
"Nous avons un grand intérêt de la part de divers acteurs, y compris des industriels et des organismes publics, préoccupés par ces survols", a mentionné Nassima Auvray, directrice de la division défense et sécurité d’Orange Business, lors d'une conférence.
Cette initiative vise à protéger des sites sensibles dans divers secteurs comme l'énergie, le transport et les événements majeurs. Orange Business a déjà déployé ce dispositif sur trois sites Totem en France et prévoit d'étendre son offre à d'autres pays d'Europe de l'Est qui semblent intéressés.
Récemment, plusieurs sites militaires français ont été survolés par des drones suspects, entraînant des enquêtes judiciaires. Notamment, un drone a survolé la base ultra-sécurisée qui abrite la flotte de sous-marins nucléaires à Brest, ce qui a soulevé de vives inquiétudes. De même, un drone "probablement russe" a été intercepté près du porte-avions Charles de Gaulle en Suède, selon les forces armées locales.







