Lors d'une conférence au salon Franchise Expo à Paris, Thierry Cotillard, le patron du Groupement Mousquetaires/Intermarché, a demandé à l'État de « réduire sa marge » afin de mieux gérer la hausse des prix des carburants, exacerbée par les conflits au Moyen-Orient. Selon lui, au lieu de pressuriser les distributeurs sur leurs marges, l'État devrait prendre des mesures pour diminuer les siennes. "Ça ira beaucoup mieux", a affirmé Cotillard.
Il a également insisté sur le fait que l'État devait prendre ses responsabilités, tout en rassurant que, chez les Mousquetaires, les résultats ne seraient pas gonflés dans les stations-service. Intermarché s'engage à maintenir une marge minimale et à transmettre intégralement toute baisse des prix du pétrole aux consommateurs.
Dominique Schelcher, directeur général de la Coopérative U, a soutenu cette position en affirmant que l'État profite de la situation actuelle. "Plus de 51 % du prix à la pompe revient directement à l'État", a-t-il souligné, mettant en lumière que les recettes fiscales augmentent avec chaque hausse des prix.
« Malhonnête intellectuellement »
Thierry Cotillard a également critiqué ce qu’il qualifie d’accusations : les distributeurs sont souvent jugés responsables de l’augmentation des prix. Selon lui, l'essence est un produit d'appel, et les supermarchés n'ont pas intérêt à trop manipuler leurs marges. Ces déclarations interviennent après une réunion au ministère de l'Économie, où aucun accord sur un encadrement des prix n'a pu être trouvé. Bien que le ministère ait nié être le "grand gagnant" de cette hausse, il a admis que la TVA est la seule part augmentant avec les prix.







