Dans une décision portée par l'injustice ressentie par les intérimaires, trois agents de La Poste aux Sorinières, qui avaient été licenciés en juin 2025, ont fait appel au Conseil des prud’hommes. Leur lutte a illuminé les conditions de travail précaires qui persistent dans le secteur postal.
En mars 2025, les employés de Coliposte ainsi que les facteurs des Sorinières ont déterré leurs drapeaux de grève pour réclamer de meilleures conditions de travail et l'obtention de contrats à durée indéterminée pour leurs collègues intérimaires. Ce mouvement, lourd de conséquences, a mis un coup de projecteur sur un système considéré comme abusif par les syndicats.
Le syndicat Sud interpellé
Trois intérimaires, travaillant sur place depuis plusieurs mois, ont ressenti un profond sentiment d'injustice face à leur licenciement. Ils se sont donc tournés vers le syndicat Sud pour reprendre cette bataille légalement, en amenant leur cas devant le Conseil des prud’hommes le 16 janvier 2026.
Comme l’a rapporté Ouest-France, cette situation n'est pas unique, d’autres agents, notamment à Guérande, se battent également contre des réorganisations du travail jugées injustes.
« La Poste doit payer sans attendre »
Nathalie Jamin, représentante du syndicat Sud, a exprimé sa satisfaction après le jugement : Bien qu'ils aient eu peur, ils ont eu raison de se battre. La Poste est désormais condamnée à verser des indemnités de requalification ainsi que des rappels de salaire. Ce jugement, qui doit être appliqué immédiatement, marque une étape cruciale pour nos collègues.
A ce stade, les agents licenciés n'ont pas encore été réintégrés, mais leur victoire est un signal fort pour ceux qui continuent de se battre contre la précarisation de leur emploi.
Victoire des CDD
C’est, une fois de plus, une victoire sur La Poste dans sa tentative de précariser le personnel
, a déclaré Jamin. Le syndicat appelle à un plan d'embauche massif pour stabiliser la situation des employés, soulignant l'importance de garantir un service public de qualité.
Ce jugement est une bouffée d'oxygène pour des employés qui parfois, devant l’adversité, choisissent de quitter leur poste plutôt que de poursuivre un combat difficile. Comme le souligne Jamin, ce jugement est un immense soulagement et un encouragement pour tous les employés.







