Mercredi matin, le Sénat accueillera le représentant français de la plateforme d’ultra fast-fashion, Shein, suite à des mois de remous et à plusieurs convocations déclinées à l’Assemblée nationale. Aux côtés de Quentin Ruffat, porte-parole de Shein, se joindra Frédéric Merlin, président du groupe SGM qui gère le BHV.
Cette audition, qui débutera à 9h45, s'inscrit dans un cadre où de nombreux sénateurs de diverses tendances politiques sont attendus pour une table ronde axée sur le modèle d'affaires de Shein et les implications pour le BHV, situé au cœur de Paris.
Shein avait jusqu'à présent ignoré les convocations de l'Assemblée nationale en raison de procédures judiciaires liées à la vente de produits interdits. Le tribunal a rejeté la suspension demandée par l'État, qui a interjeté appel. La prochaine audience se tiendra le 5 février.
La députée Renaissance Sandrine Le Feur a dénoncé cette absence comme "irrespectueuse" et a même saisi la procureure de la République. Dans cette affaire, Shein risque une amende symbolique de 7.500 euros.
Cependant, dans un climat plus apaisé qu’à l’automne, lorsque la vente de poupées sexuelles à l’apparence de fillettes sur le site avait suscité l'indignation, Shein confirme enfin sa présence au Sénat.
Frédéric Merlin, quant à lui, avait accepté d’être auditionné en novembre par les députés pour justifier l’ouverture d’un espace Shein au BHV. Il défend une stratégie commerciale visant à revitaliser le grand magasin, tout en séparant les opérations de la fast-fashion de celles de son enseigne.
Néanmoins, l'espace Shein au BHV rencontre des difficultés. En raison d'un choix limité et de prix supérieurs à ceux du site en ligne, son lancement est instable. De ce fait, la SGM a décidé de suspendre l'ouverture de corners Shein dans cinq magasins Galeries Lafayette, récemment rebrandés en BHV, situés à Dijon, Reims, Grenoble, Angers et Limoges.







