Le 20 janvier, les États-Unis ont annoncé avoir intercepté un septième pétrolier, le Sagitta, en mer des Caraïbes, dans le cadre d'une campagne visant à bloquer les exportations de pétrole du Venezuela, un pays riche en ressources. Ce blocus, décidé par l'ancien président Donald Trump, a été mis en place pour empêcher le régime de Nicolas Maduro de vendre ses ressources pétrolières de manière autonome.
Selon un communiqué du Commandement Sud américain, le navire en question « agissait en violation des sanctions imposées » et a été saisi sans incident. L'opération reflète une stratégie plus large où les États-Unis prennent le contrôle des transactions pétrolières pour en revendre les produits de façon autorisée. Un porte-parole des forces armées a déclaré : « Le seul pétrole qui quittera le Venezuela, c'est le pétrole autorisé. »
Cette saisie n'est pas un acte isolé, mais fait partie d'une série d'interventions qui a vu le gouvernement américain s'attaquer à des navires soupçonnés de transporter des cargaisons vénézuéliennes, même ceux ayant des liens avec des pays comme la Russie. En effet, un des pétroliers arrêtés précédemment était lié à des intérêts russes, ce qui souligne l'importance géopolitique de l'affaire.
Le Venezuela possède les plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, et ces sanctions font partie d'un effort global pour nuire à l'économie du pays, déjà en crise. Dans un tournant surprenant, moins de deux semaines après la capture du Sagitta, les États-Unis ont annoncé la vente d'une cargaison de pétrole vénézuélien pour un montant de 500 millions de dollars, dont 300 millions ont déjà été envoyés au Venezuela pour stabiliser sa monnaie. Au-delà de l'affrontement politique, cette situation met en lumière les défis économiques auxquels le pays fait face, sa présidente par intérim appelant à « protéger le revenu et le pouvoir d'achat de nos travailleurs », comme le rapporte Le Monde.
Cette escalade de tensions entre les États-Unis et le Venezuela pourrait avoir des répercussions internationales, attirant l'attention des acteurs économiques et politiques du monde entier. Comme le souligne l'économiste Jean-Pierre Dubois, « la situation au Venezuela est un microcosme d'une lutte plus large pour le contrôle des ressources énergétiques à l'échelle mondiale ». Avec des perspectives incertaines, l'évolution de cette situation demeure à suivre de près.







