Le climat économique mondial est de plus en plus tendu, notamment entre l'Europe et les États-Unis. Dans une récente déclaration à Davos, Scott Bessent, le secrétaire au Trésor américain, a rejeté l'idée que les nations européennes, principaux créanciers des États-Unis, envisagent de vendre leurs bons du Trésor en réponse aux menaces présidentielles.
Cette hypothèse, souvent relayée par différents médias, soulève des interrogations quant à la réalité des relations transatlantiques. D'après Bessent, ce récit est non seulement "trompeur", mais aussi "illogique". Le marché de la dette américaine, affirmé comme étant le plus liquide au monde, est la pierre angulaire des transactions financières globales. Il ajoute qu'il est essentiel de garder son calme et d'ignorer les discours alarmistes dans les médias.
Cette réaction fait suite aux récents commentaires de Trump concernant le Groenland, où il justifie ses ambitions territoriales par des motifs de sécurité, invoquant une menace russe et chinoise. Ses déclarations ont provoqué des tensions faisant même l'objet de menaces de nouvelles surcharges douanières pour les pays européens qui s'opposeraient à ses plans.
Face à cela, l'Union Européenne doit se réunir pour examiner d'éventuelles mesures de rétorsion commerciale. Des experts comme Jean-François Boittiaux, économiste à la Banque de France, estiment que des répercussions économiques sur le marché américain pourraient avoir des effets d'entraînement, tout en soulignant la forte dépendance des économies européennes à la stabilité de ce même marché.
Cette situation s’inscrit dans un contexte plus large où les puissances mondiales s'affrontent pour maintenir leur influence économique. Une escalade des tensions pourrait avoir des effets dramatiques sur l'économie mondiale, alors que la coopération internationale semble nécessaire plutôt que la confrontation. Les dirigeants européens s'interrogent : quelle stratégie adopter face à une administration américaine aussi imprévisible ? Le temps nous le dira.







