Claude-Éric Poiroux, directeur du festival Premiers plans à Angers, est en proie à une inquiétude grandissante. En novembre 2024, la décision inattendue du conseil régional de ne pas accorder la subvention de 104 000€ prévue a agité les fondations de la prochaine édition du festival. Quand j'ai appris cela, c'était un choc,
confie-t-il. Nous avons donc dû redoubler d'efforts pour garantir la tenue de la 37e édition, qui aura lieu en janvier 2025.
Malgré cette crise, un élan de solidarité s'est manifesté parmi les acteurs locaux et les mécènes. Des subventions exceptionnelles et une augmentation significative du mécénat de particuliers ont permis de sauver l'événement. Ce qui ne nous tue pas nous renforce,
estime Poiroux, qui voit dans cette épreuve une opportunité d'introspection et de renforcement du réseau de soutien.
L'importance du festival Premiers plans, qui attire chaque année un public passionné de cinéma, ne peut être sous-estimée. Comme le souligne Marie Dupont, critique de cinéma et membre du comité d'organisation, c'est un événement culturel majeur pour Angers et la région. La diversité des œuvres présentées en fait une plateforme essentielle pour les réalisateurs en herbe.
Le festival est également perçu comme un tremplin pour les jeunes talents, ce qui renforce la nécessité de trouver des financements durables.
Dans le contexte actuel, il est impératif que les institutions locales, ainsi que les particuliers, continuent de soutenir cet événement phare. Les exemples de festivals ayant réussi à se redresser grâce à une mobilisation communautaire existent, attestant de la force de la solidarité face à l'adversité. Ainsi, Premiers plans ne se contente pas de célébrer le cinéma ; il incarne aussi l'espoir d'un avenir culturel partagé.







