Ce lundi 19 janvier se profile comme un tournant décisif pour le budget de l'État. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, doit trancher entre l'utilisation de l'article 49.3 de la Constitution ou le recours à une ordonnance budgétaire afin de valider le projet sans le vote du Parlement. La réunion du Conseil des ministres, prévue à 16h, sera déterminante.
Après trois mois d'intenses négociations, le leader des députés socialistes, Boris Vallaud, a évoqué sur RTL sa prévision d'un recours au 49.3. Selon lui, cette orientation s'explique par les concessions faites par le gouvernement, qui pourraient permettre une “non-censure” de la part des socialistes.
Des sources proches du dossier, comme Le Monde, suggèrent que le gouvernement pourrait craindre un rejet des députés, ce qui le pousserait à se fier au 49.3, permettant ainsi de faire avancer le budget sans obstacles parlementaires. “Ce serait une manière de montrer que malgré les tensions, le gouvernement peut encore faire preuve d'autorité,” estime un analyste politique.
Cette situation précaire a suscité des réactions variées au sein de l'Assemblée nationale. Certains députés ont manifesté leur mécontentement face à l'idée d'une telle procédure, la considérant comme un signe de faiblesse matinale du gouvernement. D'autres, cependant, reconnaissent l'urgence de valider le budget pour garantir la continuité des services publics.
Dans ce contexte, la décision de Lecornu sera scrutée de près, tant par les acteurs de la politique nationale que par les observateurs. Reste à savoir si le recours au 49.3 sera perçu comme une nécessité tactique ou un simple aveu d'échec dans le dialogue avec les oppositions.







