Le bilan s'alourdit en Espagne suite à la collision de deux trains à grande vitesse survenue en Andalousie le 18 janvier. Au moins 39 personnes ont perdu la vie et plus d'une centaine d'autres ont été blessées. Les premiers récits des passagers rescapés, diffusés sur les réseaux sociaux et dans les médias locaux, dépeignent des scènes dignes d'un cauchemar.
Adri, un des passagers du train, a partagé des vidéos quelques instants après l'accident, révélant un environnement plongé dans l'obscurité, où les voyageurs cherchaient désespérément à s'éclairer à l'aide de leurs téléphones portables. "Il y avait de la poussière métallique ainsi qu'un calme inquiétant", a-t-il déclaré. Contrairement à ce que l'on pourrait attendre, la panique ne semblait pas être la réaction dominante parmi les passagers : "Nous étions comme dans un train arrivant en gare, avec des gens s'efforçant de rassembler leurs affaires", a-t-il raconté.
Des témoignages glaçants
Raquel, employée de train, a décrit avec une intensité glaçante comment elle a été projetée hors de sa cabine lors de l'impact. "Ma tête a ouvert la porte et j'ai perdu connaissance. Les voitures étaient tordues et broyées", a-t-elle relaté sur la radio Cadena SER. Son récit illustre l'intensité du choc, et les efforts désespérés des rescapés pour briser les fenêtres afin de s'échapper.
“Nous avons côtoyé la mort, nous avons vu des choses terribles”
Salvador, un autre passager, a exprimé son vécu d’un désastre, comparant le chaos à une scène de guerre : "Des visages ensanglantés, des corps blessés, c'est une expérience que je ne pourrais jamais oublier. J'ai l'impression d'avoir survécu à un tremblement de terre," a-t-il déclaré à la presse.
Face à cette tragédie, les centres de dons de sang de la province de Cordoue ont rapidement répondu à l'appel d'urgence, prolongeant leurs horaires afin de rencontrer les besoins croissants. Les autorités de santé ont également exprimé leurs préoccupations, soulignant l'importance de soutenir les familles des victimes dans ces moments éprouvants.
Adri, après avoir vécu l'angoisse de l'incident, a décidé de quitter la région cette nuit-là pour continuer son voyage vers Madrid. À 6h17 du lendemain, il a posté : "Enfin à la maison. On essaiera de dormir un peu, si on y arrive". Ce message résonne tel un écho des nombreux cœurs blessés et esprits tourmentés par cette tragédie inoubliable. Cette collision transportera à jamais des cicatrices sociales et émotionnelles, soulignant une fois de plus la fragilité de la vie humaine.







