Le 14 janvier 2026, lors de contrôles routiers effectués par des agriculteurs de la FDSEA et des JA sur la N176 en Bretagne, une cargaison de 21 tonnes de poulet congelé originaire du Brésil a été découverte. Ce transport était destiné à l'usine de la coopérative Terrena, située à Saint-Nicolas-du-Pélem dans les Côtes-d'Armor. Cette révélation a suscité de vives inquiétudes parmi les acteurs du secteur agricole local, qui dénoncent les effets négatifs des accords de libre-échange avec les pays du Mercosur, notamment le Brésil.
Yannick Frain, représentant de la FDSEA du pays de Saint-Malo, a qualifié cette découverte de « grosse prise », symbole des risques que représente l'importation de produits étrangers pour l'agriculture française. Les agriculteurs espèrent ainsi sensibiliser le public et les décideurs à la nécessité de protéger les filières locales, souvent mises à mal par la concurrence étrangère.
Cette situation illustre une problématique plus large en France, où la dépendance vis-à-vis de l'importation de denrées alimentaires pose question. La coopérative Terrena, dont le siège se trouve à Ancenis, a réagi en affirmant respecter les règles de sécurité alimentaire et qu'elle s'efforçait de répondre à la demande des consommateurs. Cependant, des voix s'élèvent pour demander plus de transparence sur les pratiques d'approvisionnement et sur l'impact de tels échanges sur l'emploi local.
Dans un avis partagé avec France Info, un expert en agriculture a souligné les dangers d'une telle mondialisation : « Parfois, la qualité des produits importés peut ne pas correspondre aux standards que nous respectons ici en France, ce qui constitue un risque pour les consommateurs ».
Alors que l'actualité autour des accords commerciaux continue de susciter des débats, la découverte de cette cargaison pourrait relancer les discussions sur l'avenir de l'agriculture en Bretagne et l'importance de privilégier les circuits courts.







