Ce samedi, la commission des Finances a refusé en nouvelle lecture la partie « dépenses » du budget de l’État, tout comme elle l’avait fait la veille avec les recettes. Les groupes RN, LFI, Écologiste et LR ont voté contre, tandis que le PS et le MoDem ont choisi de s’abstenir.
Selon des participants au vote, les groupes Liot, Horizons, UDR (ciottistes) et GDR (communistes et ultra-marins) étaient absents. Cette opposition marque un nouvel échec pour le gouvernement dans ses efforts pour faire valider son budget, après l’impasse survenue lors des discussions précédentes en décembre.
Un débat peu porteur d'espoir
L’absentéisme des députés a pesé sur les discussions de la commission qui, malgré leur valeur consultative, n’ont pas permis d’initier un dialogue constructif entre le gouvernement et le PS. Ce dernier pourrait devenir un interlocuteur clé si le Premier ministre décide de passer le budget par l'article 49.3 ou par une ordonnance « négociée ».
Le rapporteur général du Budget, Philippe Juvin (LR), a proposé un « rabot général » destiné à réduire les crédits de toutes les « missions » budgétaires, à l’exception des fonctions régaliennes, dans le but de réaliser 6,2 milliards d'euros d'économies. Cependant, sa proposition n’a pas réussi à récolter le soutien nécessaire, face à des priorités comme l’Éducation et l’Écologie défendues par le PS.
Une augmentation des dépenses dans un contexte de crise
L’examen du budget a ainsi abouti à une augmentation des dépenses de 6,8 milliards d’euros, selon Philippe Juvin. Ce constat vient alimenter un déficit qui a déjà grimpé à 5,3 % du PIB, voire 5,4 % si l’on prend en compte les recettes qui ne pourront pas être perçues faute d'adoption du budget avant la fin de l'année.
Face à cette situation, le gouvernement reste déterminé à établir un budget avant la fin du mois afin de réduire le déficit sous la barre des 5 % et d’augmenter les crédits de la défense. Cette démarche s’inscrit dans un contexte de tensions économiques persistantes et de nécessité de réformer les finances publiques pour répondre aux attentes des citoyens.
Les experts observe que le timing politique est désormais crucial, et avec les incertitudes économiques, chaque décision pourrait avoir des implications majeures sur la stabilité future du pays. Selon le politologue Thomas Guénolé, « la capacité du gouvernement à naviguer dans cette impasse budgétaire sera déterminante pour sa crédibilité ».
(Avec des informations issues de l’AFP et d’autres sources médiatiques).







