Dans un souci d'anticipation des épisodes de chaleur à venir, la RATP a constitué une cellule spécialisée, qui se penche sur divers scénarios d'action selon l'intensité et la durée de la chaleur. Cette initiative a été annoncée après une canicule record ayant frappé la France durant deux semaines en juin, a précisé Xavier Piechaczyk, qui a pris ses fonctions en février dernier.
Les températures extrêmes posent des risques sérieux pour les infrastructures de transport. Pour y faire face, la RATP a mis en place un système de relevés quotidiens des températures des rails grâce à des capteurs connectés. À Paris, si la température des rails atteint 57°C, la vitesse des métros est automatiquement réduite pour éviter toute déformation.
Comme l'a expliqué Xavier Piechaczyk, les infrastructures souterraines bénéficient d'une certaine protection contre la chaleur, contrairement aux sections aériennes où les rails peuvent se déformer.
La canicule a également provoqué une baisse de fréquentation notoire dans les métros et RER, estimée à 15 % en Île-de-France, avec une chute encore plus marquée dans la petite couronne, de 25 % à 30 %. En réponse, la RATP a équipé près de la moitié de ses rames de métro de systèmes de ventilation réfrigérée, une alternative moins énergivore à la climatisation classique. Les nouvelles rames, telles que celles de la ligne 13, seront toutes dotées de cette technologie d'ici 2034.
Xavier Piechaczyk a également évoqué un plan d'adaptation au changement climatique, qui devrait être élaboré dans un an, pour renforcer encore la résilience du réseau face aux défis environnementaux.
En parallèle, le réseau met en place des fontaines d'eau et d'autres mesures pour garantir le bien-être des voyageurs pendant les vagues de chaleur. Alors que le climat devient de plus en plus imprévisible, la RATP se prépare à un avenir baromètriquement instable.







