La mobilisation des salariés des cliniques Saint-Pierre à Perpignan et Médipôle Saint-Roch à Cabestany, appartenant au groupe Elsan, continue de croître. Environ 200 personnes ont manifesté ce jeudi, partant de la place de Catalogne vers la préfecture, exprimant leurs revendications.
Les manifestants, dont des soignants portant des blouses bleues et blanches, ainsi que des citoyens solidaires, brandissaient des banderoles de la CGT et des pancartes exprimant leur soutien : "Soignants en souffrance". Ce mouvement de grève, qui pénètre sa troisième semaine, est également soutenu par d'autres établissements proches, comme la clinique Le Floride et la polyclinique Méditerranée.
"Elles sont un soutien moral et psychologique"
Aurélie, 40 ans, a partagé son expérience en témoignant lors de la manifestation : "J'ai appris que j'avais un cancer il y a deux ans et j'ai commencé ma chimiothérapie en août. La première fois à la clinique Saint-Pierre, le lieu vétuste m'a inquiété, mais un sourire d'une soignante a éclairé ma journée. Elles font tout pour nous, et je trouve leur situation inacceptable. Grâce à elles, je suis encore là aujourd'hui."
Pétition des usagers
Pour amplifier leur soutien, une pétition a été mise en circulation, invitant les usagers et leurs familles à se joindre au mouvement. "Ces travailleurs sont sur le front et méritent d'être soutenus. Leur engagement est équivalent à celui d'une période de crise comme le Covid," explique une militante.
Les syndicats, représentés par Pierre Regnault de la Mothe, ont un rendez-vous avec le préfet des Pyrénées Orientales pour poursuivre le dialogue. Il s'engage à réquisitionner du personnel afin d'assurer des soins d'urgence.
Malgré la fatigue accumulée par ces soignants, la détermination de continuer cette lutte ne faiblit pas tant qu'ils n'auront pas obtenu la garantie de l'intéressement annuel de 1 500 euros. Jusqu'à présent, les négociations entre la direction et les syndicats n'ont pas abouti.







