Le baluchonnage, également connu sous le nom de relayage, se présente comme une réponse originale aux besoins de répit des proches aidants en France, où près de 10 millions de personnes accompagnent un aîné. Ce dispositif encourage également le maintien des personnes dépendantes à domicile.
Qu'est-ce que le baluchonnage ?
Conçu en 1999 par Marie Gendron, infirmière et spécialiste en gérontologie au Québec, le baluchonnage est une pratique régie par une marque déposée, « le Baluchon d’Alzheimer® » et est plus communément appelé « relayage » en France. Cette approche offre aux aidants la possibilité de bénéficier d'un moment de repos.
En pratique, le baluchonnage consiste à substituer temporairement un proche aidant par un professionnel qualifié, tel qu’un auxiliaire de vie, formé pour soutenir les personnes en perte d'autonomie. Ce remplacement permet à l’aidant de s’absenter pour se ressourcer tout en assurant la continuité des soins au domicile de l'aîné.
Les avantages du baluchonnage
Le baluchonnage présente plusieurs bénéfices essentiels :
- Il permet aux proches aidants de prendre du temps pour eux, de se reposer et de s'adonner à des activités personnelles.
- Pour la personne âgée, ce système minimise les perturbations dans son quotidien. Le maintien dans un cadre familier est crucial pour son bien-être.
De plus, la continuité des soins par le même baluchonneur durant la durée du répit contribue à préserver la stabilité émotionnelle de l’aîné.
Cadre juridique et expérimentation en France
Bien que le baluchonnage soit bien établi au Québec, son intégration en France rencontre encore des défis législatifs. La loi « Pour un État au service d'une société de confiance » adoptée en 2018 a commencé à faciliter certains aspects en autorisant une expérimentation de trois ans permettant au baluchonnage de contourner certaines réglementations du Code du travail.
La réglementation précise que le travail d'un baluchonneur ne peut dépasser 6 jours consécutifs, dans la limite de 94 jours par an. Bien que le coût du baluchonnage varie entre 110 et 620 euros par journée, certaines aides financières comme l'Allocation personnalisée d’autonomie (APA) peuvent couvrir partiellement ces frais. Toutefois, une solution durable de financement doit encore être trouvée.







