Dans le domaine du commerce, de l'assurance et de la finance, les délais de traitement sont souvent calculés en jours ouvrés ou en jours ouvrables. Tandis que les jours ouvrés correspondent aux jours actifs de travail au sein d'une entreprise, les jours ouvrables englobent tous les jours excepté les dimanches et jours fériés. Cependant, dans le secteur bancaire, une autre notion émerge : les jours glissants. Qu'est-ce qui définit un jour glissant dans ce milieu ? Quel est son fonctionnement et quelles en sont les implications ?
Définition des jours glissants dans le secteur bancaire
Les jours glissants représentent une période temporelle entre deux dates, généralement désignée comme jour x et jour y. Ils servent à calculer le délai d'utilisation d'un service bancaire. Par exemple, si on évoque 7 jours glissants pour une carte bancaire avec plafond, cela signifie que si un client atteint ce plafond, il devra attendre le septième jour pour réutiliser le service.
Services concernés par les jours glissants en banque
Les jours glissants s'appliquent principalement aux services bancaires dotés de plafonds, comme c'est souvent le cas pour les cartes bancaires. Chaque carte possède un plafond de retrait et un plafond de paiement, déterminés par le statut financier du client et précisés lors de l'ouverture d'un compte. Les banques associent ainsi une durée, exprimée en jours glissants, à chaque type de plafond.
Plafonds de retrait : nombre de jours glissants
En général, un plafond de retrait pour une carte bancaire adopte un délai d'utilisation de 7 jours glissants. Voici les moyennes constatées :
- 500 à 1 000 € pour une Visa Classic ou une Mastercard Standard.
- 1 000 € pour une Visa Premier ou une Mastercard Gold.
- 2 000 € pour une Visa ou une Mastercard Platinum.
- 4 000 € pour une Visa Infinite ou une Mastercard World Elite.
Prenons l'exemple d'un plafond de 1 000 €. Si un client retire 500 € le jeudi puis encore 500 € le vendredi, il devra patienter jusqu'au jeudi suivant pour effectuer un nouveau retrait.
Plafonds de paiement : durée en jours glissants
Les plafonds de paiement d'une carte sont, eux aussi, soumis à des jours glissants, généralement fixés à 30 jours. Voici les plafonds moyens :
- 3 000 € pour une Visa Classic ou une Mastercard Standard.
- 8 000 € pour une Visa Premier ou une Mastercard Gold.
- 12 000 € pour une Visa ou une Mastercard Platinum.
- 15 000 € pour une Visa Infinite ou une Mastercard World Elite.
Ainsi, si un client effectue des achats cumulant un montant total de 2 000 € en 30 jours, il devra attendre le 2 avril pour pouvoir à nouveau utiliser sa carte après avoir atteint son plafond.
Impacts des jours glissants pour les utilisateurs
La mise en place des jours glissants limite les montants que les clients peuvent dépenser ou retirer sur une période déterminée. Cette méthode présente plusieurs conséquences pour les utilisateurs.
Avantages d'un plafonnement en jours glissants
Les jours glissants offrent plusieurs bénéfices :
- Meilleur contrôle des dépenses, réduisant les achats impulsifs.
- Prévention renforcée de la fraude grâce à une détection rapide des anomalies de dépenses.
- Gestion de la liquidité facilitée, encourageant une planification financière prudente.
Inconvénients d'un plafonnement en jours glissants
Cependant, ces limitations peuvent également poser des défis :
- En cas de dépenses imprévues, il peut devenir difficile d'accéder à son capital si le plafond est atteint.
- Les clients peuvent devoir anticiper leurs dépenses et ont la possibilité de demander une révision de leur plafond temporairement en cas de besoin impérieux.
En somme, les jours glissants dans le secteur bancaire désignent une période mobile pour le calcul d'utilisation des services, contrastant ainsi avec les jours calendaires fixes. Cette approche permet aux banques et aux clients de mieux gérer les dépenses et d’identifier plus rapidement les transactions anormales.







