Le livret A, symbole de l'épargne des Français, demeure très populaire malgré une baisse de son taux à 2,4 % en juin 2023. Que devient ce compte en cas de décès de son titulaire ? Boursorama éclaire cette question importante.
A l'instant du décès, le solde du livret A est considéré comme un actif de la succession. Ce compte est alors gelé et intégré à l'indivision successorale. Dans le cas d'un livret A joint, le conjoint survivant peut revendiqué une part de celui-ci : soit la moitié, soit l'intégralité si celui-ci peut prouver qu'il en était le principal contributeur.
Transmission du livret A : frais et obligations
La façon dont le solde du livret A est réparti peut dépendre des souhaits exprimés dans un testament ou des règles de dévolution légale en l'absence de celui-ci. Il est important de noter qu'aucuns frais de transmission ne sont directement appliqués. Cependant, les droits de succession s'appliquent à l'ensemble du patrimoine, incluant le montant sur le livret A. En outre, les banques peuvent appliquer des frais de dossier variant de 150 à 200 euros pour le traitement de ces successions, avertit Boursorama.
Livret A : un placement toujours prisé malgré la baisse des taux
Malgré la récente réduction de son taux de 3 % à 2,4 % depuis février 2025, le livret A continue de séduire les épargnants. Néanmoins, il est moins avantageux sur le plan des successions, surtout comparé à d'autres produits comme l'assurance-vie. En effet, les primes versées sur un contrat d'assurance-vie avant les 70 ans du souscripteur n'entrent pas dans la succession et bénéficient d'un abattement notable de 152 500 euros pour les bénéficiaires.







