Ce mardi 27 janvier 2026, à 17 heures, la sortie des élèves du collège Le Grand Champ à Grez-en-Bouère, dans le Sud-Mayenne, est marquée par une agitation palpable. Près de vingt personnes, représentant des syndicats comme FO, CGT et FSE UNSA, se sont réunies devant l'établissement pour exprimer leur mécontentement face à la suppression annoncée du poste d'infirmière scolaire pour la rentrée 2026-2027. Ce poste, occupé depuis deux ans, est crucial pour non seulement ce collège, mais aussi pour une dizaine d'autres établissements aux alentours, incluant Bierné et Saint-Denis-d'Anjou.
"Sans infirmière scolaire, c'est un désastre"
Les professeurs et parents présents sur place témoignent des conséquences inquiétantes que cette décision pourrait engendrer. Bérangère Dautry, professeure d'anglais et membre du syndicat SNES-FSU, déclare : "C'est un scandale. Sans infirmière scolaire, c'est un désastre. Les élèves n'auront plus personne à qui se confier concernant des problèmes de harcèlement ou des difficultés sociales. L'infirmière est un interlocuteur privilégié, loin de la figure autoritaire d'un professeur." Elle ajoute que les jeunes filles pourraient faire face à des manques d'accès à des services vitaux comme la contraception.
Les raisons de cette décision de la direction académique restent floues. Selon les syndicats, il semblerait qu'il s'agisse d'une réaction à la baisse de la démographie dans la région. Par ailleurs, un autre syndicat a mentionné qu'un nouveau poste serait créé dans le département de la Loire-Atlantique pour compenser cette suppression. Les parents et les élèves ont été informés de ce changement par mail début janvier 2026. Le message stipule "la suppression du poste à la rentrée prochaine" et indique que "l'infirmière du collège de Meslay-du-Maine effectuera des remplacements dans cet établissement".
Bien que l'infirmière scolaire n'ait pas participé à la mobilisation, elle était en discussion avec la direction concernant son avenir professionnel. La direction académique des services de l'Éducation nationale en Mayenne n'a pas fourni de réponse claire à nos sollicitations, se contentant d'indiquer que "la décision d'implantation des infirmières scolaires fera l'objet des consultations habituelles".







