Les frères du père Olivier Maire, homme de foi, expriment leur douleur et leur incompréhension face à son assassinat en août 2021. "Pourquoi ?" demandent-ils, cherchant des réponses à la tragédie qui a frappé leur famille. Le père Maire, reconnu pour sa philosophie de non-violence, a vu sa vie brutalement interrompue.
Lors du procès qui s'est ouvert à la cour d'assises de Vendée, leurs témoignages émouvants ont mis en lumière la personnalité pacifique d'Olivier. L'un de ses frères, âgé de 63 ans, a évoqué sa douceur et sa gentillesse, insistant sur le fait que le prêtre aurait agi pour protéger les autres plutôt que pour se défendre.
L'accusé, Emmanuel Abayisenga, un Rwandais de 45 ans, s'est présenté au tribunal dans un état de santé fragile, pesant seulement 39 kg. Malgré la première audience, il a choisi de rester silencieux, décrivant son droit au silence par écrit. Cette attitude n’a fait qu’accroître l'anxiété autour de cette affaire tragique.
Rappelons qu'Emmanuel Abayisenga a un passé judiciaire complexe, ayant été placé sous contrôle judiciaire après avoir été condamné pour l'incendie de la cathédrale de Nantes, un événement pour lequel il purge désormais une peine de quatre ans. C'était dans ce contexte qu'il avait été accueilli par la congrégation des missionnaires montfortains à Saint-Laurent-sur-Sèvre.
Le 9 août, Abayisenga a exigé d’être incarcéré, et le lendemain, le corps du père Maire a été retrouvé, victime de violents coups à la tête. L’autopsie a révélé des circonstances tragiques entourant son décès, illustrées par des photographies poignantes présentées au tribunal, où l'on pouvait distinguer une flaque de sang encadrant son visage.
Les experts psychiatrés ont noté des perturbations dans le discernement de l'accusé au moment des faits. Comme l'a mentionné Me Antoine de Guerry de Beauregard, représentant la congrégation, la question de l'altération du discernement sera cruciale lors du jugement. Le procès met non seulement en jeu la justice pour Olivier Maire, mais aussi pose des questions profondes sur la violence et la souffrance qui peuvent habiter certaines existences.
Cette tragédie, qui semble si éloignée des valeurs de paix et d'harmonie que prônait le père Maire, appelle à une réflexion collective sur la violence dans nos sociétés. Les proches de la victime, ainsi que de nombreux citoyens, espèrent que des éclaircissements et des responsabilités seront établis au cours de ce procès, dont le verdict est attendu jeudi, et qui pourrait ouvrir la voie à des réponses tant espérées.







