« Je n’ai jamais vécu une telle expérience. » C’est ainsi que Patricia Gallaire, 61 ans, a décrit sa nuit chaotique à l’aéroport de Nantes-Atlantique, où elle s'est retrouvée bloquée avec près de deux mille autres passagers à cause d'une tempête de neige. Patricia, accompagnée de son mari Marc, attendait avec impatience leur vol EasyJet à destination de la Côte d’Azur, prévu à 18h. Mais après deux heures d'attente dans l'avion, sans nouvelles de la situation, ils ont été invités à descendre et à se regrouper dans le hall d'embarquement. Ce fut le début d'une longue et éprouvante nuit.
« Nous avons fait la queue deux heures et demie pour obtenir des informations, mais les seules réponses que nous avons reçues étaient qu’aucun vol ne serait programmé », raconte-elle. Le manque d’organisations a amplifié la frustration : « Tous les hôtels aux alentours étaient complets et les services de transport, comme Uber, étaient hors service. Nous avons dû passer la nuit sur le sol de l’aéroport. » Selon Patricia, l’absence d’eau, de nourriture et d’un minimum de soutien a fait de cette expérience un cauchemar. « Pas un verre d’eau, rien à manger. Tout était vide dans les distributeurs automatiques. Avec quelques passagers, nous avons partagé quelques snacks que nous avions », se souvient-elle.
Face à cette situation, de nombreuses personnes, y compris des personnes âgées et des familles avec des enfants, ont exprimé leur mécontentement. Patricia a ajouté, « Nous avons eu l'impression d'être traités comme du bétail. Des matelas ont été distribués uniquement aux enfants, alors que les besoins des autres passagers n'étaient pas pris en compte. Les agents de l'aéroport étaient souvent désagréables, et nous nous sentions complètement abandonnés. »
Le matin venu, après avoir passé une nuit blanche, Patricia et Marc ont décidé de quitter l'aéroport et de prendre un taxi pour arriver à la gare de Nantes. « L'angoisse était palpable ; nous avions un train à prendre à 13h30 pour Nice, avec un transfert à Lyon », a affirmé Patricia. Bien qu’ils aient finalement pu se rendre à destination, l'expérience leur a laissé des souvenirs désagréables. « La SNCF nous a promis une chambre d’hôtel si nous ratons notre correspondance. Il serait grand temps qu'une meilleure communication et un soutien soient mis en place dans de telles situations, » a-t-elle conclu. Cette situation témoigne d'une gestion des crises souvent défaillante dans le milieu du transport aérien, un constat partagé par de nombreux voyageurs, experts et observateurs du secteur.







