À Bayeux intercom dans le Calvados, la gestion des ressources en eau est au cœur des préoccupations. Pour répondre aux défis environnementaux, une étude a été mise en place afin d'évaluer l'état des nappes phréatiques qui alimentent en eau potable 23 communes. Ce projet, d'une durée de cinq ans, débutera en décembre 2025, avec un montant alloué de 165 000 euros à la société Calligée, un bureau d'études de Nantes, qui collaborera avec l’hydrogéologue Alexandra Laurent de Caen.
Les recherches se concentreront sur trois des six aires d'alimentation de captage (AAC) de la communauté, notamment celles de Saint-Vigor-le-Grand et de Saint-Gabriel-Brécy. Selon Karine Lesage, responsable du pôle Cycle de l’eau, « Chaque goutte qui tombe dans cette surface alimente les nappes phréatiques dans lesquelles on puise l’eau. » Elle souligne que la pollution urbaine ou agricole peut affecter cette ressource précieuse.
L’étude visera à réaliser un état des lieux suivi d'une analyse régulière. L'un des objectifs principaux sera d'évaluer si le prélèvement en eau dépasse la capacité de recharge des nappes. Parallèlement, des prélèvements d’eau seront effectués pour analyser la présence de nitrates et de résidus de pesticides, afin d'identifier les tendances de pollution au fil du temps.
Rémi Françoise, vice-président de Bayeux intercom, indique qu'actuellement, les prélèvements d'eau dans le bajo-bathonien illustrent déjà un déséquilibre, où la consommation dépasse la capacité de régénération de la nappe. Il ajoute que les périodes de sécheresse, comme celles connues récemment, exacerbent cette situation : « Une réduction de 14 % de la consommation d'eau est recommandée pour faire face aux défis climatiques. »
Concernant la qualité de l'eau, des prélèvements effectués récemment n'ont pas révélé de polluants éternels, mais d'autres contaminants demeurent présents. Les analyses, actuellement au-delà de 300 molécules, permettront une surveillance continue, garantissant la sécurité de l'eau potable pour les habitants de l'intercommunalité. Ce projet est crucial pour une gestion rationnelle et durable des ressources en eau, particulièrement dans un contexte climatique en mutation.







