Washington, D.C. – L'administration Trump a clairement indiqué qu'elle envisageait de 'dicter' jusqu'à nouvel ordre les décisions des autorités vénézuéliennes, avec un accent particulier sur la commercialisation du pétrole, essentiel à l'économie du pays. Lors d'une récente conférence de presse, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a insisté sur le fait que les États-Unis maintenaient une 'coordination étroite' avec le gouvernement par intérim du Venezuela.
'Nous avons un effet de levier maximal', a-t-elle précisé, soulignant les répercussions des précédentes sanctions américaines sur le gouvernement de Nicolás Maduro. Cette déclaration fait suite aux affirmations de Delcy Rodriguez, la présidente par intérim du Venezuela, qui avait affirmé que le pays était gouverné de manière autonome, sans interférence extérieure.
Avec la capture de Maduro, actuellement détenu aux États-Unis, la stratégie du gouvernement américain s'articule autour d'un plan structuré en trois étapes. Selon le secrétaire d'État Marco Rubio, la première phase vise la 'stabilisation' du pays, suivie par le 'rétablissement' permettant aux entreprises américaines d'accéder au marché vénézuélien, avant une transition politique éventuelle.
Ce contrôle pourrait se traduire par un renouveau du marché pétrolier vénézuélien, qui possède les plus grandes réserves mondiales, mais dont la production est actuellement réduite à un million de barils par jour, en raison de longues années de sous-investissement et de sanctions. Chris Wright, ministre américain de l'Énergie, a précisé que cette situation était susceptible d'évoluer, avec une nette augmentation de la production à court terme.
Cependant, cette approche ne fait pas l'unanimité. Le Parti démocrate critique cette stratégie, pointant que le gouvernement aurait dû consulter le Congrès avant d'agir. Des experts soulignent également que des actions militaires restent problématiques, invitant à une diplomatie plus traditionnelle. Shri Thanedar, représentant démocrate, a fait écho à ces inquiétudes, affirmant que le pouvoir exécutif devrait solliciter l'approbation législative pour de telles opérations.
Les réactions au Venezuela sont également teintées de mécontentement, alors que le gouvernement dénonce la destruction d'infrastructures civiles par les bombardements américains récents. En somme, la situation reste tendue, et l’avenir du Venezuela pourrait bien dépendre des choix stratégiques de Washington dans les mois à venir.







