Marc Pelletier, à la tête du chantier naval Navalu situé à Bouin, a exprimé sa satisfaction suite à la récente assouplissement des réglementations sur les bateaux conchylicoles. Dans un arrêté de fin d'année 2025, l'exigence d'équiper ces petites embarcations de sanitaires a été levée, un changement qui a pris deux mois néfastes pour les entreprises du secteur.
« Cette décision rétablit une certaine cohérence, » a déclaré Pelletier, qui a dirigé sa compagne depuis 2021. Avant cette révision, environ 90 % de sa production était directement concernée par l'ancienne réglementation. La nécessité de tels équipements sur des bateaux de moins de 12 mètres dédiés à la conchyliculture était jugée disproportionnée, notamment par les acteurs locaux qui ont longtemps plaidé pour une approche plus réaliste.
Les experts de la conchyliculture, comme ceux du Ifremer, soulignent que cette mesure profitera à l’ensemble de la filière, permettant ainsi à de nombreux professionnels de se concentrer davantage sur leur activité principale sans être alourdis par des contraintes administratives jugées inutilement contraignantes. Cette simplification a également été saluée par des associations de pêcheurs et d'éleveurs de mollusques, qui voient ici une opportunité de redynamiser des acteurs frappés par la crise.
En parallèle, des initiatives visant à sensibiliser les professionnels à l'importance des bonnes pratiques environnementales continuent, garantissant que la qualité et la durabilité des ressources maritimes restent au cœur des préoccupations des acteurs du secteur. Dans l'attente de ces ajustements réglementaires, les travailleurs du secteur se tournent vers 2026 avec une sérénité renouvelée, espérant que cette tendance vers un allègement des normes se poursuivra.







