Des chercheurs ont réussi à déchiffrer une formule mathématique élaborée par un savant maya et, pour la première fois, à en découvrir l’identité. Selon leur étude, Sak Tahn Waax s'impose comme un intellectuel d’envergure, comparable aux prestigieux astronomes et mathématiciens de l’Histoire, tels qu'Archimède et Ptolémée.
Situés au Guatemala, les vestiges mayas de Xultún, découverts il y a plus d'un siècle, continuent d'étonner les spécialistes. Une équipe de scientifiques a récemment déchiffré une “formule mathématique et astronomique complète”, gravée sur l’un des murs du site, ainsi que son auteur. Prensa Libre souligne l’importance de cette découverte.
Dans leur étude, publiée le 14 juillet dans la revue Antiquity, les chercheurs notent que les textes en glyphes mayas de la période classique (entre 250 et 900 ap. J.-C.) ont pour habitude de relater les exploits de figures historiques ou mythologiques. Cependant, le texte révélé dans leurs travaux “décèle une formule astronomique singulière qui se termine par un nom, attribuant ainsi l’œuvre à un individu nommé Sak Tahn Waax”, littéralement “Renard à poitrine blanche”. Ce cas est le premier où un mathématicien maya de cette époque est explicitement reconnu pour son travail.
Une formule mathématique “exceptionnelle”
Experts et scientifiques s’accordent à dire que cette formule est “exceptionnelle”, car elle “décrit le mouvement de Vénus et d’autres corps célestes d'une manière totalement inédite”, offrant ainsi la possibilité de “réaliser de nombreux calculs”, précise Prensa Libre. Contrairement à un simple calendrier, cette œuvre constitue un véritable système mathématique élaboré.
La formule de Sak Tahn Waax “le place parmi les penseurs démontrant, une fois de plus, la compréhension maya des relations entre l'homme et les astres, illustrant leur vision du monde et leur idéologie d'une manière unique” souligne Heather Hurst, l'une des auteures de l'étude. Pour Nature, Sak Tahn Waax “mérite d’être classé aux côtés des plus grands astronomes-mathématiciens de l’histoire”.
L’anthropologue Gerardo Aldana, cité par la revue, trouve particulièrement “significatif” que le nom du penseur apparaisse après sa formule. Cela “suggère que les mathématiciens dans la culture maya bénéficiaient d'une reconnaissance sociale comparable à celle des artistes”, précise-t-il.







