Le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) a annoncé, ce mardi, la détention provisoire d'une avocate de Hacène Larbi, connu sous le sobriquet de « le H ». Selon des informations relayées par l’AFP, elle est soupçonnée d’avoir engagé des communications non autorisées avec le célèbre détenu, récemment condamné à douze ans derrière les barreaux pour avoir orchestré des crimes graves.
Cette enquête a été ouverte suite à des révélations proviennent de la direction générale de l'administration pénitentiaire. Les autorités ont mis en lumière des échanges illicites, impliquant notamment le transfert d'informations potentiellement liées à des activités criminelles.
Suite à son interpellation la semaine dernière, l’avocate a été placée en garde à vue avant d’être mise en examen. Elle fait face à des accusations de participation à une association de malfaiteurs ainsi que de communication non autorisée avec un détenu, punies par des peines allant jusqu’à dix ans de réclusion.
Un narcotrafiquant notoire
Hacène Larbi, incarcéré à Condé-sur-Sarthe, avait été reconnu coupable d’avoir recruté un adolescent pour exécuter des crimes depuis l’intérieur de sa cellule. Lors de son procès, le tribunal de Paris avait souligné la dangerosité de Larbi, mettant en évidence l’extrême gravité de ses actes.
Malgré ses revendications de liens avec la DZ Mafia, la présidente du tribunal a précisé que ces associations n'étaient pas vérifiées. Ce développement survient peu après le placement à l'isolement d'un autre avocat, suspecté de corruption pour faciliter des communications clandestines entre un chef présumé de la DZ Mafia et l'extérieur. Ces affaires dénotent une inquiétante possibilité de collusion au sein du système pénitentiaire en France, comme l'indique un récent article de 20 Minutes.







