Une chaleur accablante s'installe en France, avec la vigilance orange déclarée pour 61 départements par Météo-France. Dix autres départements sont en vigilance jaune alors que les températures continuent de grimper vers le nord et l’est du pays. Cette vague de chaleur, qui s'annonce comme la troisième en six semaines, intervient après un épisode déjà qualifié d'historique.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : des températures vertigineuses ont été enregistrées, notamment 40,8 ºC à Moules-et-Baucels (Hérault), 40,7 ºC à Pissos (Landes), 38,8 ºC à Bordeaux, et 38 ºC à Nantes. Thibault Corouge, prévisionniste, n'hésite pas à qualifier cette situation de « potentiellement intense et durable », bien que les modèles météorologiques restent variables comparé à la précédente vague de chaleur.
Risques d'incendies et débat politique
Cette situation préoccupante s'accompagne d'un « danger d'incendies persistant », selon Météo-France. Dans les Pyrénées-Orientales, un incendie a conduit à l'évacuation de 10.000 personnes. Bien que le feu soit « stabilisé », le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a précisé qu'il n'est pas encore totalement maîtrisé.
Parallèlement, cette succession de canicules a ravivé les discussions politiques. Les députés écologistes ont déposé une motion de censure à l'encontre du gouvernement de Sébastien Lecornu, l'accusant d'« avoir aggravé les vulnérabilités du pays » face au changement climatique. Cette motion a toutefois été rejetée par l'Assemblée nationale. Des climatologues soulignent que la répétition de ces vagues de chaleur marque indubitablement les effets du changement climatique, principalement causé par l'utilisation des combustibles fossiles comme le charbon, le pétrole et le gaz.







